Rebecca

Réalisé par Ben Wheatley, Rebecca est l’adaptation du roman éponyme de Daphné du Maurier, qui avait déjà eu le droit à un long-métrage mis en scène par Alfred Hitchcock en 1940 (que je n’ai pas vu). Cette version de 2020, diffusée sur Netflix, raconte la même histoire : celle d’une jeune femme un peu naïve (qui n’est jamais nommée) qui épouse un riche héritier anglais, Maxim de Winter. Alors que les jeunes mariés retournent dans le gigantesque manoir familial, l’héroïne se rend compte que la première épouse de Maxim, Rebecca, tragiquement décédée, semble encore hanter les esprits. (suite…)

The Assistant

En voilà un film qui m’a procuré une étrange sensation ! Réalisé par Kitty Green, The Assistant raconte la longue et pénible journée de Jane, une assistante travaillant pour un grand producteur de cinéma. On la voit accomplir des tâches ingrates alors qu’elle se destine elle-même un jour à produire des longs-métrages. Prenant sur elle, Jane va toutefois se rendre compte qu’elle évolue dans un milieu particulier et que son boss a un comportement qui est loin d’être exemplaire. (suite…)

Misbehaviour

Réalisé par Philippa Lowthorpe, Misbehaviour part avec un postulat de départ très intéressant. Le film tourne en effet autour du concours de Miss Monde, organisé à Londres en 1970. Alors que deux candidates représentent l’Afrique du Sud (une femme blanche et une de couleur) et que Miss Grenade fait partie de la liste des favorites, un groupe de manifestantes issues du Mouvement de Libération des Femmes veulent perturber la cérémonie afin de dénoncer l’emprise du patriarcat sur la société de l’époque. (suite…)

Le Bonheur des Uns…

Fait notre malheur ! Ok, elle était facile, mais en voyant ce long-métrage, difficile d’éprouver un quel qu’autre sentiment. Le réalisateur Daniel Cohen adapte ici sa propre pièce de théâtre qui raconte l’histoire de quatre amis, dont les rapports vont changer lorsque l’une d’entre eux va soudainement devenir écrivaine et avoir du succès. Entre jalousie et incompréhension, le groupe sera au bord de la rupture. (suite…)

The Trial of the Chicago 7

Décidément, cet automne regorge de surprises ! Alors qu’on l’attendait sur Netflix pour le 16 octobre, The Trial of the Chicago 7 a pu bénéficier d’une sortie en salles dans certains cinémas. Quoi de mieux que de pouvoir découvrir sur grand écran le nouveau film d’Aaron Sorkin, scénariste de génie à qui l’on doit notamment The Social Network, Steve Jobs ou la série The West Wing. Le cinéaste américain réalise ici son deuxième film après Molly’s Game et s’intéresse à un procès qui a eu lieu à la fin des années 1960 aux Etats-Unis. Sept hommes (en vérité huit) sont accusés de conspiration et d’être à l’origine des émeutes qui ont découlées d’une manifestation pacifique peu avant la Convention nationale démocrate en 1968.

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Enola Holmes

Après The Devil All the Time, un autre film Netflix a trouvé le chemin du blog. Là où le précédent me faisait de l’œil à cause de son casting, c’est avant tout l’univers proposé par ce long-métrage qui m’attirait (bon, accessoirement, la distribution est plutôt chouette). Le film raconte les aventures d’Enola Holmes, la petite sœur de Sherlock Holmes, le célèbre détective, de vingt ans son aîné. Le personnage est né de la plume de l’autrice américaine Nancy Springer et porte ici les traits de Millie Bobby Brown. Après la disparition de sa mère, Enola voit ses deux grands frères, Sherlock (Henry Cavill, qui aime décidément incarner des personnages iconiques) et Mycroft (Sam Claflin) débarquer dans la maison familiale. Alors qu’ils tentent de l’envoyer dans une pension pour l’éduquer convenablement, Enola s’échappe et se lance à la recherche de sa mère. (suite…)

The Devil All The Time

Une fois n’est pas coutume, c’est une sortie Netflix qui a le droit à sa critique sur le blog. The Devil All The Time est un long-métrage réalisé par Antonio Campos et adapté du roman éponyme de Donald Ray Pollock qui prête également sa voix au narrateur pour nous conter cette histoire. On y fait la rencontre de plusieurs individus dont les destins vont s’entremêler dans l’Amérique des années 1950-1960, sur fond de religion et de violence. (suite…)

The Personal History of David Copperfield

Considéré pour beaucoup comme l’un des chefs-d’œuvre de Charles Dickens, The Personal History of David Copperfield a eu le droit à une nouvelle adaptation sur grand écran réalisée par le cinéaste écossais Armando Iannucci (The Death of Stalin). Situé en pleine époque victorienne, le film raconte le parcours initiatique du jeune David Copperfield, de son enfance tourmentée jusqu’à ce qu’il devienne un véritable gentleman et un auteur à succès. (suite…)

The Secret Garden

Alors que certaines régions ont dû se contenter de le voir en VOD, The Secret Garden a mystérieusement réussi à se frayer un chemin jusque dans mon cinéma local. Pour être honnête, je n’avais jamais entendu parler de cette histoire, alors qu’outre-Manche, le roman de Frances Hodgson Burnett a connu un véritable succès depuis sa sortie en 1911 et a fait l’objet de plusieurs adaptations sur petit et grand écran. Le film nous plonge dans la fin des années 1940, après la Seconde Guerre mondiale. On y fait la rencontre de Mary, une fillette de dix ans qui, à la mort de ses parents en Inde, retourne vivre en Angleterre, chez son oncle qu’elle n’a jamais rencontré. En visitant les alentours du château, Mary va découvrir un étrange jardin qui semble avoir des pouvoirs extraordinaires… (suite…)

Petit Pays

Évoquant le génocide du Rwanda à travers les yeux d’un enfant, Petit Pays est l’adaptation du roman éponyme de Gaël Faye. Le long-métrage, réalisé par Eric Barbier, fait partie de ces films assez délicats à critiquer. Ce n’est en effet pas toujours évident de distinguer le poids du récit et du message qu’ont cherché à transmettre les auteurs, et la manière dont le film est construit. N’ayant pas lu le roman (mais le film est apparemment très fidèle), je me contenterai simplement de donner mon avis sur l’œuvre d’Eric Barbier.

L’histoire se déroule entre 1992 et 1994, au Burundi. On y fait la connaissance de Gabriel, dit Gaby, un garçon de dix ans vivant avec son père, un entrepreneur français, sa mère rwandaise et sa petite sœur Ana dans une grande maison. Durant ces années, Gaby va être le témoin des tensions qui vont naître dans son pays et au Rwanda, dans lesquels des coups d’état vont entraîner le génocide des Tutsis par les Hutus. (suite…)