Vice

Après The Big Short dans lequel il revenait sur la crise des subprimes de 2008, le réalisateur et scénariste américain Adam McKay continue de nous présenter des faces cachées de l’histoire américaine récente en se consacrant cette fois à l’un des plus puissants hommes de l’ombre : Dick Cheney, vice-président de George W. Bush de 2001 à 2009. Vice nous emmène ainsi dans les coulisses du pouvoir américain, à la rencontre d’un homme à l’influence considérable qui a gravi les échelons discrètement jusqu’à la vice-présidence qui lui a permis de mener un président à la baguette. (suite…)

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The Favourite

Réalisé par Yorgos Lanthimos, The Favourite nous plonge dans l’Angleterre du début du 18e siècle, à la cour de la reine Anne (Olivia Colman). Ayant une santé fragile, la souveraine montre peu d’intérêt dans le gouvernement de son royaume et préfère s’adonner à des activités futiles. Elle passe notamment beaucoup de temps avec son amie et confidente, Lady Sarah (Rachel Weisz), qui en profite pour influencer ses décisions politiques. Mais l’arrivée à la cour d’Abigail (Emma Stone) va remettre en cause la place de favorite de Lady Sarah, provoquant ainsi une vive animosité entre les deux femmes qui vont se disputer les faveurs de la reine. (suite…)

Beautiful Boy

Ceux qui me lisent régulièrement se rappellent peut-être de ma critique de Ben Is Back, publiée il y a quelques semaines, dans laquelle je vous expliquais que le film de Peter Hedges avait de nombreux points communs avec Beautiful Boy réalisé par Felix Van Groeningen. Les deux longs-métrages explorent en effet le sujet de l’addiction en mettant l’accent sur la relation entre un parent et son adolescent. J’évoquais entre autres la possibilité d’un ressenti différent suivant l’ordre de visionnage des deux films. Encore une fois, je ne cherche pas à comparer directement les deux œuvres (alors que c’est extrêmement tentant), mais je pense fortement que d’avoir vu Beautiful Boy avant Ben Is Back a eu une influence sur mon avis. Et histoire d’en être certaine, je suis même retournée voir Beautiful Boy au cinéma pour confirmer ma position. (suite…)

How To Train Your Dragon : The Hidden World

La saga How To Train Your Dragon (Dragons en VF) fait sans doute partie de mes favorites. Dès le premier volet, j’ai été surprise et touchée par cette improbable amitié entre un jeune viking et un dragon. On pouvait déceler une certaine fraîcheur dans l’histoire qui abordait des thèmes forts et matures, tout en gardant une âme d’enfant. La saga se termine aujourd’hui avec un troisième volet intitulé The Hidden World (Le Monde Caché) qui constitue une très belle fin.

L’intrigue reprend une année après les événements du deuxième film. Hiccup (Harold) continue de sauver et d’accueillir des dragons sur Beurk dans l’espoir de créer une véritable île refuge. Mais un tueur de dragons, l’affreux Grimmel, veut s’en prendre à Toothless (Krokmou) et risque de mettre en péril tout ce que Hiccup a bâti au fil des ans. (suite…)

The Mule

Si Clint Eastwood a été plutôt prolifique en matière de réalisations ces dernières années en nous livrant du très bon (Sully) comme des ratages (The 15 :17 To Paris), The Mule marque son retour derrière et devant la caméra depuis Gran Torino en 2008. L’acteur-réalisateur américain s’inspire ici d’un fait divers racontant comment un vieil homme a transporté de la drogue pour des cartels.

Malgré les avis dithyrambiques d’une grande majorité de critiques, je dois avouer que ce film ne m’a pas vraiment convaincue. Bien sûr, si on l’envisage dans la perspective d’un film testament de Clint Eastwood, qui serait synonyme de sa dernière apparition devant la caméra, le long-métrage prend un autre sens. Mais au-delà de cet aspect, si on considère le film uniquement en tant que tel, le résultat est loin d’être transcendant. (suite…)

Colette

Romancière, mime, actrice et journaliste, Sidonie-Gabrielle Colette a marqué le tournant du XXe siècle par ses nombreuses contributions à la littérature et à la culture française. Elle fait aujourd’hui l’objet du film sobrement intitulé Colette, réalisé par Wash Westmoreland (réalisateur de Still Alice), et donnant à Keira Knightley la possibilité de briller à nouveau dans un period drama.

Classique dans sa forme et dans sa narration, ce biopic n’en demeure pas moins intéressant. Il raconte principalement comment Colette a vécu dans l’ombre de son mari (Henry Gauthiers-Villars, dit Willy) en écrivant des romans à succès et en créant une vraie marque autour de son personnage de Claudine (à l’origine du fameux col Claudine). (suite…)

Green Book

Inspiré d’une histoire vraie, Green Book suit la tournée américaine d’un pianiste noir et de son chauffeur blanc dans les années 1960. Le titre est tiré du Negro Motorist Green Book, un guide publié au milieu du XXe siècle qui référençait les hôtels et les restaurants dans lesquels les noirs étaient acceptés. C’est l’habitué aux comédies un peu potaches Peter Farrelly qui réalise ce long-métrage (sans son frère Bobby) pour lequel il fait preuve d’une belle sobriété en nous livrant un sympathique road-movie qui nous fait passer un bon moment. (suite…)

Ben Is Back

Hasard du calendrier, deux films très similaires sont programmés dans nos salles en ce début d’année 2019. Ben Is Back et Beautiful Boy (qui sortira le 6 février) racontent tous les deux l’histoire d’un parent qui va tout faire pour aider son adolescent addict à ne pas rechuter dans les méfaits de la drogue. Comme les deux longs-métrages se ressemblent beaucoup, on en vient à les comparer tout naturellement. Je ne sais pas si cela sera le cas pour tout le monde, mais j’ai l’impression que l’ordre de visionnage des films risque d’influencer le ressenti. Je vous écris donc cette critique de Ben Is Back en ayant déjà vu Beautiful Boy en septembre dernier (la critique sera publiée lors de sa sortie) et je pense que cela a légèrement joué en sa défaveur. (suite…)

Glass

Glass vient clôturer la trilogie entamée en 2000 par M. Night Shyamalan avec Unbreakable et sa « suite » mystère Split sorti il y a deux ans. Ce troisième film est l’occasion de voir David Dunn l’incassable (Bruce Willis) et Elijah Price (Samuel L. Jackson) se confronter à Kevin (James McAvoy) et ses 23 personnalités. Mais surtout, Glass permet d’apporter un peu de changement dans le traitement de la thématique des super-héros avec de nouvelles réflexions.

L’intrigue se situe peu après celle de Split : David Dunn tente de traquer Kevin et sa Bête qui ont enlevé un nouveau groupe d’adolescentes, tandis qu’Elijah Price passe ses journées dans un asile. Les trois hommes vont pourtant être réunis sous le même toit par la Docteure Ellie Staple (Sarah Paulson) qui ne veut qu’une chose : leur prouver que leurs capacités surhumaines ne sont qu’une illusion. (suite…)

Edmond

L’idée de ce Edmond germait depuis longtemps dans la tête d’Alexis Michalik. Prévu dans un premier temps comme long-métrage, le manque de moyens financiers a poussé son auteur à transformer le scénario du film en une pièce de théâtre qui a depuis rencontré un grand succès critique et public. Cette ferveur lui a enfin permis de réunir les fonds assurés pour pouvoir porter son projet sur grand écran et lui donner également l’occasion de passer pour la première fois derrière la caméra.

Edmond raconte les origines de la création de la pièce Cyrano de Bergerac par Edmond Rostand. Accumulant les échecs, le dramaturge a l’opportunité d’écrire une pièce pour le célèbre comédien Constant Coquelin qui va le forcer à créer Cyrano en quelques semaines. Malgré de nombreuses contraintes, Rostand trouvera l’inspiration nécessaire pour rédiger son chef-d’œuvre. (suite…)