Interstellar

Interstellar

L’année passée, je n’ai pas cessé de défendre Gravity face aux critiques clamant que le scénario était pauvre et sans intérêt. Et je continuerai toujours à défendre ce film qui pour moi a changé la vision de l’espace sur grand écran et qui a surtout montré que la 3D pouvait être utile et magnifique lorsqu’elle est bien traitée. Mais il est vrai que cela était avant de voir Interstellar. Je dis souvent que Christopher Nolan est un tel génie qu’il pourrait réaliser un documentaire sur les abeilles du Guatemala, je courrais le voir. C’est quand même impressionnant de se prendre claques sur claques à chacun de ses films. Et c’est à nouveau ce qu’il s’est passé avec Interstellar. Le génie britannique a encore frappé. Cette fois, on est plongé au cœur d’une aventure inter-spatiale dont le but est de trouver un nouvel endroit qui pourrait accueillir l’être humain qui est proche de la fin sur Terre. Au-delà de l’aspect visuel absolument incroyable, le film évoque avec beaucoup d’émotions la relation d’un père et sa fille, qu’il doit quitter afin de sauver le monde. Mais cette relation restera forte malgré la distance et les années qui vont séparer les deux personnages. On embarque donc avec ce père de famille, ancien pilote reconverti en fermier, et sa petite équipe qui va explorer les confins de l’univers pour trouver un « trou de ver » capable de les amener dans une autre galaxie où des planètes pourraient potentiellement accueillir les hommes. Le voyage ne s’annonce pas sans danger, ni sans perte. On pourrait croire que l’intrigue n’est pas très innovante mais ces pensées s’envolent immédiatement lorsqu’on voit la complexité physique (distorsion du temps, trou noir, trou de ver, espace multidimensionnel, relativité, etc.) que le réalisateur a apportée à son scénario (qu’il a d’ailleurs coécrit avec son frère, Jonathan) auquel s’ajoute l’aspect humain tout aussi profond et complexe.
Visuellement, c’est du Nolan tout craché. Pas besoin de se plaindre de la mauvaise utilisation des fonds verts puisqu’il ne les utilise pas. Tout est réaliste, mécanique et subtile. Et c’est sans compter la sublime bande originale de son fidèle acolyte Hans Zimmer qui une fois de plus nous fait frissonner pendant les trois heures de film. Le tout est porté par des acteurs magistraux dont le très à la mode Matthew McConaughey. Les rôles féminins ne sont pas en reste puisque Anne Hathaway et Jessica Chastain sont parfaites d’un bout à l’autre.
Bref. Tout est magnifique, comme d’habitude. A noter également la beauté de la dernière scène. Nolan a décidément un don pour les épilogues (The Dark Knight, The Dark Knight Rises ou encore Inception, qui n’a pas eu les frissons pendant leurs dernières scènes ?) Même si, il est vrai, il n’est pas forcément nécessaire. Je m’attendais presque à une fin plus brutale.

Je n’ai qu’une seule chose à dire : merci Christopher Nolan de faire du cinéma et surtout, ne t’arrête jamais !

+ : les niveaux de lectures possibles, la BO, les acteurs
: trop optimiste ?
LA scène : l’épilogue (enfin, plus ou moins car il est presque en trop mais très bien réalisé) et l’entrée dans le trou noir.

  • Note : 5 / 5

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