Un peu, beaucoup, aveuglément

Un peu, beaucoup, aveuglément

Première réalisation de l’acteur Clovis Cornillac, Un peu, beaucoup, aveuglément, commence avec une idée assez originale : deux personnes que tout oppose – il est inventeur de casse-têtes et aime travailler en silence, elle est pianiste et doit se préparer pour un concours – vont devoir cohabiter sans se voir : leurs appartements respectifs sont en effet séparés par une cloison très fine, qui laisse passer tous les bruits…

Et bien pour un premier essai, on peut dire que Cornillac s’en sort plutôt pas mal : on passe un bon moment devant cette comédie romantique. Dommage cependant qu’on voit rapidement où l’histoire va nous emmener, malgré la situation de départ peu commune. Quelques faiblesses sont également à relever dans les dialogues qui manquent un peu de piment. En ce qui concerne la mise en scène, elle reste conventionnelle tout en ayant une influence presque théâtrale, notamment à cause du mur qui sépare les deux protagonistes. Même si on a le plus souvent affaire à des situations cocasses et amusantes, on perçoit quelques esquisses plus dramatiques qui auraient peut-être méritées qu’on s’y attarde davantage, dans l’optique d’apporter plus de profondeur aux personnages.

Le film confirme néanmoins une chose : la comédie est indéniablement un genre qui convient à Clovis Cornillac : ce rôle de maniaque un poil antisocial, forcément écrit sur mesure, lui va à ravir. Quant à Mélanie Bernier, pleine de fraîcheur, on lui découvre un potentiel comique très intéressant, mais son personnage est un peu plus flottant et moins abouti que celui de Cornillac. Ceci n’empêche pourtant pas le bon fonctionnement du duo, rejoint par deux seconds rôles impeccables : Lilou Fogli et Philippe Duquesne (et les clins d’œil de Manu Payet sont également très sympas). Pour finir, la musique, qui joue un rôle important dans le film, est bien maîtrisée et permet de nuancer les scènes convenablement.

Au final, un premier long-métrage qui ne bouscule pas les codes de la comédie romantique mais qui nous montre un Clovis Cornillac tout à fait à l’aise dans le domaine de la réalisation.

+ : Clovis Cornillac – acteur, scénariste et réalisateur
: une évolution scénaristique trop prévisible
LA scène : le dîner à quatre

  • Note : 3 / 5

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