Minions

Minions

Un peu à la manière de Scrat dans L’Âge de Glace ou des Pingouins dans Madagascar, les Minions ont rapidement volé la vedette à Gru, le « héros » des deux Moi, Moche et Méchant et leurs apparitions sont presque toutes devenues cultes. Si on ajoute à cela les résultats du box office plus que convaincants, il paraissait évident que ces petites créatures jaunes auraient le droit à leur propre long-métrage. Mais comment tenir 1h30 avec des centaines de petits monstres qui ne parlent même pas notre langue ? Le réalisateur Pierre Coffin, qui prête d’ailleurs sa voix à tous les Minions, a opté pour un prequel, un film se déroulant avant l’intrigue du premier Moi, Moche et Méchant et racontant les origines des Minions. Après une introduction assez sympathique mais déjà vue dans les nombreuses bandes-annonces promouvant le dessin animé, le récit se concentre sur l’année 1968, durant laquelle trois Minions (Kevin, Stuart et Bob) partent à la recherche d’un nouveau méchant Boss. Ils vont jeter leur dévolu sur Scarlet Overkill, réputée meilleure méchante du monde, qui va alors leur donner une mission assez particulière.

Ce qui faisait la force des Minions dans les Moi, Moche et Méchant, c’était leurs interventions ponctuelles, très attendues par tout le monde. Malheureusement, on frôle ici l’overdose de Minions. On perd tout le charme du début avec une succession de scènes vues et revues, surtout lorsqu’il s’agit de l’aspect comique : on sourit devant leur innocente stupidité, devant leur amour pour les BANANAAAA ou encore lorsqu’ils chantent mais sans toutefois atteindre le fou rire (je doute qu’on puisse faire mieux que la scène du mariage dans Moi, Moche et Méchant 2).

L’histoire générale est vraiment faible, sans originalité et l’ennui guette le spectateur. La super méchante manque cruellement de charisme tout comme son mari. Pas sûre que d’avoir choisi le couple Marion Cotillard et Guillaume Canet pour le doublage ait été la meilleure décision (même si Madame s’en sort mieux que Monsieur). Sans compter les nombreux clichés qu’on nous présente dans la deuxième partie (indices : thé, reine, Beatles…).

Tout ceci ne nous empêche pas de craquer devant ces petites créatures toutes mignonnes (!). Les scènes qui fonctionnent le mieux sont celles montées comme un clip musical : le rythme est alors adéquat et nous prouve qu’un long-métrage était peut-être trop gourmand (ou trop commercial – à vous de choisir). Restent encore l’ambiance de la fin des sixties assez fun et la bande originale qui relèvent un peu le niveau contrairement à la 3D à nouveau inintéressante (comme d’habitude).

Des Minions oui, mais à petites doses, histoire de bien les savourer.
BANANAAAAAAA.

+ : les Minions
: le scénario vraiment faible
LA scène : l’adieu au rat

  • Note : 2 / 5

2 commentaires

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