Ricki and The Flash

Ricki and The Flash

Il semblerait que Mamma Mia ait été une véritable révélation pour Meryl Streep ! Après avoir poussé la chansonnette dans la comédie musicale reprenant les chansons d’ABBA, puis incarné la méchante sorcière dans Into the Woods (critique), on la retrouve en chanteuse de rock peinant à joindre les deux bouts dans Ricki and the Flash. Ayant décidé de vivre de sa passion plutôt que de s’occuper de sa famille, Ricki, ou Linda de son vrai nom, retourne vers eux lorsque son ex-mari lui apprend que leur fille s’est fait larguer par son mari et qu’elle vit très mal sa rupture. Mais ce n’est pas évident de revenir auprès des siens après toutes ces années…

Si le scénario de ce film a été confié à Diablo Cody, la scénariste de Juno, c’est Jonathan Demme, réalisateur oscarisé pour Le Silence des Agneaux, qui se place derrière la caméra. On a l’impression que ni l’un ni l’autre n’a clairement défini le genre de ce long-métrage : est-on face à un drame ? un film musical ? une comédie dramatique ? Le spectateur est un peu déboussolé. L’accent est mis sur la famille pendant toute la première partie avant de se concentrer davantage sur la vie de Ricki et ses déboires amoureux. On laisse alors totalement les enfants de Ricki de côté avant que tout ne rentre dans l’ordre lors du happy ending qui frôle le too much.

Il faut dire que les personnages secondaires, surtout les enfants, sont assez mal écrits : changeant d’avis toutes les deux minutes, on passe des « je ne veux pas te voir » à des « je suis content que tu sois là » sans véritable raison et sans développement. Ceci n’empêche pas d’avoir le droit à quelques répliques assez drôles et notamment une scène de repas de famille bien pimentée où les révélations s’enchaînent, mais le reste est très moyen.

Par contre, on assiste à un véritable show de Meryl Streep qui assure à la guitare comme derrière son micro. Elle a vraiment l’air de prendre son pied lorsqu’elle chante et ça se voit. Dommage néanmoins que l’accumulation de scènes musicales ressemble trop à une captation de concert : certaines chansons n’ont pas vraiment de sens dans l’histoire du film et on perd ainsi en intensité.

Côté casting, difficile de faire mieux puisque la fille de Meryl Streep est jouée par sa propre fille, Mamie Gummer (la ressemblance est frappante !). Kevin Kline, qui joue l’ex-mari, nous convainc parfaitement dans son rôle de père un peu bourgeois. Quant aux autres enfants, ils sont interprétés par deux jeunes acteurs Sebastian Stan (vu dans les Captain America ainsi que dans la mini-série Labyrinth que j’adore énormément) et Nick Westrate (TURN : Washington’s Spies). On est donc forcément un peu déçu quand on voit l’excellent casting et le manque de profondeur dont souffrent les personnages.

Le film ne restera sans doute pas dans les mémoires mais il aura permis à Meryl Streep d’ajouter une corde de plus à son arc musical, celui de rockeuse.

+ : Meryl Streep au sommet de sa forme !
: genre du film brouillon, personnages pas assez développés
LA scène : le repas de famille

  • Note : 2 / 5

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