Everest

Everest

Si vous avez encore envie de grimper sur le toit du monde après ce film, j’admire votre courage ! Tiré d’une histoire vraie, Everest raconte en effet la désastreuse ascension d’un groupe d’alpinistes en 1996. La première heure du film nous permet de faire connaissance avec les personnes qui tenteront l’aventure. Bien qu’un peu longue à se mettre en place, cette partie nous montre les difficultés présentes en haute montagne : il faut appendre à survivre aux éléments, à s’habituer au terrain pas stable, à gérer son corps et le manque d’oxygène. Sans compter le fait que vous n’êtes pas les seuls : c’est complètement dingue de se dire qu’il faut parfois faire la queue pour monter au sommet ! Inutile de préciser qu’on sent bien que tout ne va pas se passer comme prévu puisque le film est rempli de petites phrases-indices : « oui j’ai pris assez d’oxygène avec moi », « je t’appelle une fois que je suis de retour » ou encore « non ça va je me sens bien ». On vous croit les gars.

Après cette première heure plutôt « tranquille », les ennuis commencent : une tempête arrive à grande vitesse, le manque d’oxygène se fait sentir et il fait toujours un froid glacial. Qui survivra ? Qui aidera son prochain ? Qui ne rentrera pas au camp de base ?

En tant que film-catastrophe, on peut dire qu’Everest fonctionne assez bien. Certes, le genre n’est pas nouveau et il n’y a pas d’énorme surprise scénaristique, mais cela ne nous empêche pas de retenir notre souffle pendant de longues scènes. Le suspense devient presque malsain puisqu’on veut surtout savoir qui restera en vie et qui ne rentrera jamais du Népal. A noter également que le tournage ayant eu lieu dans des décors naturels, les effets numériques sont moins flagrants, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Mais au final pourquoi ? Pourquoi risquer sa vie en allant là-haut ? C’est une des questions que pose le journaliste présent dans l’équipe d’alpinistes. Certains membres du groupe ont des réponses classiques, d’autres sont sans voix. Quant au spectateur, il reste un peu sur sa faim : la joie de ceux qui parviennent à toucher le sommet est vite effacée par la puissance du drame qui s’ensuit. Dommage.

Côté casting, même si la plupart des acteurs passent la grande partie de leur temps emmitouflés dans leurs grosses doudounes, on est ravi de voir des visages connus : Jason Clarke, Josh Brolin, Emily Watson, Elizabeth Debicki, Sam Worthington, Keira Knightley (mon actrice du mois) ou encore Jake Gyllenhaal. Toutefois, le nombre de personnages étant élevé, il est difficile d’avoir un développement propre à chacun et à s’attacher à tout ce petit monde.

Il faut donc être un peu fou pour tenter une ascension pareille et quoi qu’il arrive, ne montez pas au sommet de l’Everest si :

  • Vous avez mal à l’estomac
  • Votre femme est enceinte
  • Vous vous êtes fait opérer des yeux il y a deux ans
  • Vous n’avez pas prévu assez d’oxygène
  • Vous ne savez pas lire les bulletins météo
  • Vous n’écoutez pas quand on vous dit « on ne peut pas le faire, il faut redescendre » !

+ : un bon film-catastrophe avec un joli casting
: manque de profondeur et de développement de l’intrigue, un peu long à se mettre en place
LA scène : l’arrivée de la violente tempête

  • Note : 3,5 / 5

 

 

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