The Good Dinosaur (Le Voyage d’Arlo)

The Good Dinosaur

Six mois après le très bon Vice Versa (Inside Out en Vo – ma critique), le studio Pixar nous présente son nouveau bébé. Après les jouets, les poissons, les voitures, les avions, place aux dinosaures ! L’histoire se passe donc il y a 65 millions d’années, sur notre bonne vieille planète Terre. Cette fois, les dinosaures n’ont pas disparu à cause d’une comète. Au contraire, ils sont devenus de véritables professionnels de l’agriculture et de l’élevage (oui oui, c’est possible). On rencontre une famille qui gère une sorte de ferme : papa dino et maman dino sont les heureux parents de trois petits dinos dont le fameux Arlo. Si son frère et sa sœur s’adaptent parfaitement à leur environnement, Arlo a plus de peine car il a peur de tout : même les poules de la « ferme » l’effraient ! La situation ne va faire qu’empirer lorsqu’il se retrouvera perdu dans l’immense nature, après un malheureux accident. Il va devoir affronter ses plus grandes peurs pour retrouver sa maison et ses proches. Mais il ne sera pas seul puisqu’un mystérieux petit homme, nommé Spot, l’accompagnera dans son périlleux voyage.

Qu’on se le dise tout de suite, Le Voyage d’Arlo n’est clairement pas le meilleur Pixar. Il s’agit même d’une véritable déception. Ce récit initiatique a un air de déjà vu et ne plaira probablement qu’aux plus jeunes. Aux premiers abords, on aurait pu croire que le dessin animé allait nous montrer comment les dinosaures et les hommes avaient réussi à cohabiter mais ce n’est pas le cas. On reste dans une démonstration classique de belles valeurs : comment vaincre ses peurs, l’importance de l’amitié et de la famille, sans jamais évoquer la cohabitation entre les deux créatures. Sans parler du fait que les dinosaures ont l’air plus avancés dans l’évolution que les hommes… c’est à ne plus rien comprendre. Les personnages secondaires n’aident pas. Pire, ils sont, pour la plupart, inutiles et sous-exploités. On nous montre également souvent les mêmes choses (la tempête, les méchants dinosaures volants) ce qui nous plonge parfois dans l’ennui.

Heureusement, le graphisme est vraiment magnifique. Certaines créatures sont toutes mignonnes avec leurs gros yeux mais ce sont surtout les paysages qui nous éblouissent le plus : ils frôlent le réel et nous offrent le véritable voyage. Du côté de la musique, même si on a le droit à quelques envolées palpitantes, la bande originale reste quand même assez discrète. Elle a toutefois un rôle particulièrement important dans une des scènes finales : une belle scène, certes, attendue, où l’émotion est enfin au rendez-vous (indice : Rox et Rouky – les vrais comprendront).

Trop classique et trop conventionnel, surtout pour un projet estampillé Pixar, Le Voyage d’Arlo ne parviendra à satisfaire que les jeunes spectateurs qui riront aux gaffes d’Arlo. Il faut dire que même le court-métrage présenté avant le dessin animé n’était pas génial (c’était un signe). En fait, il faudrait mélanger l’inventivité de Vice Versa et le graphisme du Voyage d’Arlo pour avoir un résultat absolument exceptionnel. Peut-être que le prochain sera le bon.

+ : le graphisme d’un réalisme hallucinant

: l’histoire et les personnages peu charismatiques

LA scène : l’une des scènes finales, la plus émouvante

  • Note : 2 / 5

 

 

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