Brooklyn

Brooklyn

Dans les années 50, Eilis Lacey, une jeune irlandaise, décide de partir à New York pour y commencer une nouvelle vie. Là-bas, elle fait la rencontre de Tony, un plombier italien, qui réussit à apaiser la morosité due au manque de sa famille et de son pays. Mais un événement inattendu poussera l’héroïne à retourner dans son Irlande natale provoquant alors des doutes quant à la vie qu’elle souhaite mener.

Adapté d’un roman du même nom publié en 2009, Brooklyn est un joli petit film plein de bons sentiments et doté d’une histoire d’amour touchante. On suit avec intérêt le parcours de cette jeune femme, depuis son départ d’Irlande, les adieux à sa famille, la traversée mouvementée en bateau et les premiers jours très difficiles où le mal du pays se fait sentir. Petit à petit, elle prend de l’assurance et trouve même l’amour auprès d’un jeune italien avec qui elle arrive enfin à percevoir les prémisses d’un avenir heureux. Grâce à une reconstitution soignée, on plonge dans le New York des années 50, celui des grands magasins et des plages bondées tout en gardant une touche irlandaise (surtout avec les bals organisés par les Irlandais vivant à Brooklyn).

Il manque toutefois à Brooklyn un petit quelque chose qui aurait pu en faire un drame encore plus poignant. Le retour en Irlande intervient notamment beaucoup trop tard dans le récit pour permettre d’accentuer le déchirement dont souffre l’héroïne. Cette deuxième partie met cependant en avant l’évolution du personnage principal et le regard qu’elle porte sur les deux pays qui lui sont chers. On évalue alors avec elle les conséquences qu’engendrerait chaque décision jusqu’au verdict final qui n’est pas aussi fort que l’on aurait imaginé, même si l’abondance de violons voudrait nous faire croire le contraire.

Malgré tout, le long-métrage peut compter sur les excellentes interprétations de ses acteurs. Saoirse Ronan porte à merveille le film sur ses épaules. Elle crève l’écran d’un bout à l’autre, parvenant à alterner avec finesse entre la fragilité et le courage (elle n’a absolument pas volé sa nomination aux Oscars). Quant à Emory Cohen, il incarne parfaitement un Tony charmant et séduisant. Le duo d’acteurs est également très bien entouré : de Jim Broadbent à Julie Walters en passant par le toujours génialissime Domhnall Gleeson (et oui, il est partout !), le casting de ce long-métrage frôle décidément la perfection.

Au final, Brooklyn fait partie de ces films sympathiques et agréables qu’on reverra un jour avec grand plaisir.

 

+ : le casting, Saoirse Ronan en tête

: la première partie assez longue repoussant le retour attendu en Irlande

LA scène : les premiers doutes lors du retour Irlande

  • Note : 3.75 / 5

 

 

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