Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children

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Deux ans après Big Eyes, Tim Burton nous revient avec un nouveau long-métrage. Adapté du bestseller du même nom, Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children raconte l’histoire de Jacob, un jeune homme de 16 ans qui, après la mort de son grand-père, découvre l’existence d’un monde mystérieux : une sorte d’orphelinat dans lequel les résidents ont des étranges pouvoirs. Protégés par Miss Peregrine, ces « Enfants Particuliers » doivent se préparer à affronter de puissants ennemis. Ils seront aidés de Jacob qui semble, lui-aussi, être doté d’une « particularité » …

Voilà une histoire originale ! Un univers fantastique dans lequel on retrouve des touches de gothique. On ressent bien la patte de Tim Burton dans quelques éléments du décor (la maison est splendide), dans la représentation des particularités des enfants et surtout dans la création des monstres. L’ambiance est cependant beaucoup moins sombre que dans certains de ses films.

Le thème de la différence est également bien traité (il faut dire que c’est un sujet que Tim Burton a souvent exploité) à travers ces enfants qui ont des dons surnaturels assez inégaux (maitriser l’air versus avoir une bouche derrière la tête).

Le film souffre néanmoins des problèmes habituels que l’on rencontre lors d’une adaptation d’un premier roman d’une franchise : il faut du temps pour mettre correctement l’histoire en place. Il y a beaucoup d’éléments à traiter et de nombreux personnages à présenter. Autant vous dire que le spectateur n’ayant pas lu le livre (comme moi) risque de ne pas tout saisir. L’histoire des « boucles » est par exemple assez complexe et demanderait presque un deuxième visionnage pour tout comprendre.

De plus, même si le point de départ est novateur, la construction du récit l’est beaucoup moins : on n’a pas vraiment de surprise narrative et la fin nous parait terriblement facile et trop rapidement expédiée. C’est dommage.

Heureusement, le film peut compter sur un très bon casting. Le rôle de Miss Peregrine sied à merveille à Eva Green : elle parvient à ajouter un certain mystère et un poil de noirceur à son personnage au point qu’on n’arrive pas toujours à la juger. Les enfants sont tout aussi bons. Mention spéciale à Ella Purnell qui a un sacré charisme et qui incarne une Emma très « timburtonienne » à mi-chemin entre Alice et la reine Blanche du Pays des Merveilles. Le reste du casting est complété par quelques grands noms qui ne servent toutefois pas à grand-chose (coucou Judi Dench et Rupert Everett). Il reste finalement Samuel L. Jackson (cet homme est PARTOUT) qui, comme à son habitude, en fait parfois un peu trop.

Même s’il n’est pas parfait, Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children reste un bon divertissement qui vous fera entrer dans un univers très Particulier.

 

+ : un univers original et Eva Green absolument parfaite

 : les défauts d’une adaptation d’un premier roman

LA scène : la découverte de la maison

  • Note : 3,5 / 5

 

 

 

2 commentaires

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