Inferno

inferno

Robert Langdon, le célèbre expert en symbologie, se réveille amnésique dans un hôpital à Florence. Dépassé par les événements, il doit rapidement collaborer avec la docteure Sienna Brooks qui pourra l’aider à retrouver sa mémoire. Ensemble, ils tenteront d’empêcher un homme de déclencher une épidémie mortelle digne de l’Enfer…

Je crois que ce film détient la palme de la plus grosse déception de cette année. Je suis assez cliente des films à énigmes basées sur des indices culturels comme la saga de Dan Brown ou les aventures de Benjamin Gates. Je reconnais que tous ne sont pas spécialement réussis d’un point de vue cinématographique mais ces histoires sont assez entraînantes et plutôt bien ficelées (même si elles sont parfois ultra-exagérées.) C’est du divertissement pur et tant mieux.

A sa sortie, j’ai plongé dans la lecture d’Inferno et je l’ai beaucoup apprécié. La fin, surprenante et innovante, m’avait surtout marquée. C’est donc avec intérêt que j’attendais cette adaptation sur grand écran. J’avais trouvé The Da Vinci Code plutôt moyen mais Angels and Demons avait su captiver mon attention.

Il faut reconnaître que les trois quarts d’Inferno sont assez fidèles au roman. Puis arrive la dernière action, les dernières minutes. J’attends patiemment dans mon siège que la grande révélation soit annoncée. Mais elle n’arrive jamais. Au contraire, on nous propose une fin très hollywoodienne, politiquement correcte et sans saveur. Déception. Impossible de comprendre pourquoi un tel changement a eu lieu. Je dois avouer que si je n’avais pas lu le livre, cette fin ne m’aurait peut-être pas autant choquée mais là, c’est simplement inconcevable de nous proposer un tel gâchis quand on a un matériel de base génial.

Bien sûr, ce n’est pas le seul défaut.

Inferno délaisse le côté énigme au profit d’une course-poursuite interminable au rythme pas toujours très égal. L’image tremble pas mal, la mise en scène n’est pas forcément incroyable. Comme le roman, le film commence avec un Robert Langdon amnésique qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Le spectateur, comme lui, est épuisé par le manque d’information. Hans Zimmer déçoit avec sa bande-originale qui n’arrive pas à la hauteur de celles des deux autres volets (OK, à part la musique du générique intitulée « Life must have its mysteries » qui est sublime – c’est une variante des fameux « Chevalier de Sangreal » et « 503 », les thèmes de Robert Langdon). Pour finir, on a connu les acteurs un peu plus inspirés, n’est-ce pas cher Tom Hanks ? (et bon, j’ai toujours de la peine avec Omar Sy qui parle anglais…).

Restent quelques scènes sympathiques qui fonctionnent grâce à la personnalité de Robert Langdon, une révélation qui change la donne à mi-parcours et des jolis plans de Florence.

Bref. Difficile d’être totalement objective pour cette critique. Ça serait intéressant d’avoir l’avis des gens qui n’ont pas lu le roman. Les lecteurs, eux, seront forcément déçus par cette fin.

Le film relance aussi une question assez importante : faut-il lire le livre avant de voir le film ? La déception est-elle forcément au rendez-vous si vous connaissez déjà la totalité de l’intrigue lorsque vous allez voir le film ? De mémoire, à chaque fois que j’ai lu un livre avant de voir le film, j’ai été déçue par l’adaptation. J’ai donc plutôt tendance à lire le livre après la projection ce qui me permet de mieux apprécier le film. Mais je serais curieuse d’avoir d’autres avis, surtout ceux des adeptes de lecture.

 

+ : le personnage de Robert Langdon et les jolis plans de Florence

– : la fin complètement ratée

LA scène : la révélation qui change la donne (et le générique parce que cette musique est magnifique)

  • Note : 1,75 / 5 (la fin lui a fait perdre une grande partie de la note)

 

 

 

11 commentaires

  1. Je ne suis pas aussi dur que toi dans mon avis mais je n’en reste pas moins déçu aussi. L’univers de Dante sous exploité, la surpopulation traité en surface, des rebondissements prévisible dès les premières secondes et une analyse de symbole quasi inexistante… Bref, je suis resté sur ma faim…

    Aimé par 1 personne

      1. J’ai pas lu le roman (même si je l’ai chez moi) mais pour en avoir parlé a des personnes l’ayant lu, c’est ce qu’il ressort. Apparemment, Dante et la surpopulation sont beaucoup mieux traité aussi…

        Aimé par 1 personne

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