Silence

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Au XVIIe siècle, deux prêtres jésuites portugais se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, parti répandre les enseignements du catholicisme. Pendant leur périple, ils vont découvrir les persécutions qui sont réservées aux pratiquants du christianisme, décrété illégal dans ce pays….

Quatre ans après The Wolf of Wall Street, Martin Scorsese revient derrière la caméra pour nous présenter un projet de longue-date qui lui tenait à cœur. Adapté du roman éponyme paru en 1966, Silence est un film qui traite surtout de la foi : le pouvoir de la foi, le courage de souffrir pour la défendre, la manière dont elle s’oppose à d’autres cultures mais aussi tout le poids qu’elle pèse dans la conscience des hommes. Cela se transcrit dans le cheminement du Père Rodrigues, joué par Andrew Garfield, qui va être confronté à bien des combats intérieurs pour déterminer jusqu’où il est capable d’aller pour ses croyances.

Lorsque les deux prêtres débarquent sur l’île, ils sont accueillis chaleureusement par les catholiques japonais qui vivent dans la clandestinité de peur d’être soumis à la méthode du fumi-e utilisée par les inquisiteurs pour démasquer les chrétiens : pour abjurer, ces derniers devaient piétiner une image du Christ sinon ils étaient torturés ou mis à mort. L’horreur des persécutions va remettre en cause les croyances des deux prêtres : devront-ils et parviendront-ils à renoncer à leur foi afin de mettre un terme à toutes ces violences ?

Si l’histoire de base est vraiment passionnante, le film souffre d’un énorme défaut : sa longueur. 2h40, sans musique, sans beaucoup d’action, c’est long, très long, trop long. D’autant que le film est construit avec un schéma cyclique : les prêtres arrivent dans une communauté, les gens les vénèrent, puis survient un problème, des tortures, et on recommence. C’est vraiment dommage car l’ennui pointe le bout de son nez à plusieurs reprises et pèse sur l’appréciation finale à la sortie de la salle. Certaines étapes auraient pu être ôtées et le film aurait gagné en intensité s’il était passé sous les deux heures.

Heureusement, le casting est parfait. Encore un gros coup de cœur pour la performance d’Andrew Garfield, d’une grande justesse. L’acteur, qui crève l’écran d’un bout à l’autre, est en train de se construire une chouette filmographie. D’ailleurs, je suis presque obligée de faire le rapprochement avec son rôle dans Hacksaw Ridge, qui évoquait aussi la puissance de la foi, cette fois dans un contexte de guerre. Dans Silence, le personnage va encore plus loin dans son questionnement intérieur à défaut d’avoir de grandes scènes d’action. Adam Driver et Liam Neeson, moins présents à l’écran, sont également excellents.

Même s’il est bien filmé avec des décors magnifiques, même si les acteurs sont parfaits et même si l’histoire est intéressante, le film, à cause de sa longueur, est vraiment lourd à digérer et aurait mérité un autre traitement de rythme.

 

+ : Andrew Garfield et l’histoire

 : c’est loooooooooooong

LA scène : la première scène à Nagasaki

  • Note : 2,75 / 5

 

 

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