Kong : Skull Island

Dans les années 1970, un groupe d’explorateurs se rend sur une île inconnue du Pacifique. Ils ne savent pas encore qu’ils vont rencontrer un certain King Kong…

Il aura fallu attendre moins de douze ans pour voir à nouveau le gigantesque singe s’emparer du grand écran. Pas de New York à l’horizon : cet énième remake choisit de centrer son action sur une île perdue du Pacifique en pleine guerre froide. Une île sur laquelle vivent des créatures hors-normes qui seront dérangées par l’arrivée de ce groupe d’aventuriers. Ne cherchez pas plus loin au niveau de l’histoire : c’est le calme plat. Aucun scénario, aucun suspense, aucun enjeu. Le film n’est constitué que d’une série de scènes d’action qui impliquent des hommes qui se font dévorer ou tuer par des grosses bêbêtes. Les personnages ne sont absolument pas crédibles pour un sou. Il suffit de voir leur réaction (ou surtout l’absence de réaction) au fil de l’histoire lorsqu’un de leurs camarades disparaît. On en viendrait presque à croire que le film s’auto-parodie : un des personnages est d’ailleurs surpris à un moment par le manque de réaction du groupe – le comble ! On s’étonne même à rire durant des situations qui ne s’y prêtent pas.

Mais il faut l’avouer, les deux heures passent relativement vite grâce à l’enchaînement des scènes d’action. Elles sont parfois même trop rapides, diminuant alors la cohérence de l’histoire.

Autre point positif : les effets spéciaux, en particulier ceux de Kong. La motion capture atteint vraiment un niveau de réalisme impressionnant. Quant aux bestioles géantes, si elles n’ont rien de bien nouveau, elles ont le mérite d’être assez bien faites. De même, avoir tourné le film à Hawaï et en Australie nous permet d’avoir quelques jolis décors. Ceci n’empêche cependant pas la trop grande quantité de plans destinés à de la 3D qui perdent alors tout leur sens en 2D.

Venons-en finalement aux acteurs. Certes très alléchant, le casting peine à s’en sortir à cause de la pauvreté du scénario. Tom Hiddleston, avec son T-shirt moulant qui met bien en évidence ses muscles, se la joue aventurier sérieux alors qu’on dirait qu’il passe son temps à tourner une pub pour un parfum (et je ne comprends toujours pas pourquoi il a gardé un accent aussi posh pour un rôle de la sorte). Brie Larson a toujours les yeux écarquillés et Samuel L. Jackson est égal à lui-même. Rien de bien transcendant donc (même John Goodman parait ailleurs). C’est vraiment dommage que les personnages ne soient pas bien écrits parce que les acteurs sont tous excellents.

Bref, le rythme et les effets spéciaux permettent de sauver ce film du naufrage. Mais il n’en reste pas moins qu’un divertissement très moyen dont le seul intérêt, il semblerait, soit de nous présenter un nouveau King Kong qui, c’est prévu pour 2020, affrontera un certain Godzilla… Qu’est-ce qu’on a hâte !

 

+ : bon rythme, effets spéciaux tout à fait corrects

 : pauvreté du scénario et d’écriture des personnages

LA scène : la première rencontre entre le groupe et Kong

  • Note : 2 / 5

 

 

 

5 commentaires

  1. J’ai découvert la version de 2005 la semaine dernière : j’ai beaucoup aimé d’ailleurs !
    Du coup j’ai découvert l’existence de cette nouvelle version et ta critique reflète exactement ce que j’ai ressenti devant la bande annonce !

    Aimé par 1 personne

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