King Arthur – Legend of the Sword

Après avoir revisité les enquêtes de Sherlock Holmes en 2009 et 2011, le réalisateur britannique Guy Ritchie s’attaque aujourd’hui à un autre monument de la culture anglaise : le roi Arthur. Le film revient sur les origines du futur souverain de la Table Ronde : après le massacre de ses parents, le jeune Arthur est recueilli par des prostituées vivant à Londonium. Son destin change radicalement le jour où il parvient à s’emparer d’Excalibur. Dorénavant à la tête de la résistance, il devra à tout prix maîtriser l’épée magique s’il souhaite vaincre le tyran Vortigern et accéder au trône…

Ayant beaucoup aimé les deux Sherlock Holmes et The Man from U.N.C.L.E., je dois avouer que la bande-annonce de ce roi Arthur m’avait laissée perplexe. Les critiques n’étant absolument pas tendres et le film faisant actuellement un bide aux USA, je m’attendais au pire. Et pourtant, le résultat final m’a plutôt conquise ! Mais qu’on se le dise tout de suite : si vous êtes hermétique au style de Guy Ritchie, il y a de fortes chances pour que ce King Arthur – Legend of the Sword ne vous plaise pas. Le film reprend en effet tous les effets de style chers au réalisateur : un montage extrêmement rythmé et non linéaire, des scènes accélérées ou ralenties, des zooms dans les plans ou encore des mouvements de caméra assez inhabituels. Ajoutez à cela une bonne dose d’effets spéciaux (parfois beaucoup trop nombreux, soyons honnête), de la musique moderne avec des touches médiévales, de l’humour anglais (les dialogues sont particulièrement soignés) et vous obtiendrez un cocktail assez explosif.

Guy Ritchie s’inspire de la légende arthurienne et joue avec les codes (pas de Guenièvre ni de Lancelot à l’horizon et Merlin envoie un disciple pour aider Arthur) pour nous livrer une origin story qui tient tout à fait la route, sans pour autant être totalement novatrice. Si elle ne contient aucune grande surprise scénaristique, l’intrigue est au moins soutenue par le rythme effréné du montage, empêchant ainsi un quelconque ennui.

Finalement, le film peut compter sur des très bons acteurs (à l’exception d’un certain David Beckham qui ferait mieux de prendre quelques cours de comédie). Charlie Hunnam, qui excellait dernièrement dans The Lost City of Z, livre à nouveau une belle performance : il arrive à transformer son personnage arrogant et malin en un futur roi à la carrure imposante. Face à lui, Jude Law incarne le grand méchant Vortigern : sous ses airs de diva, l’acteur n’est jamais dans la caricature et prouve que les rôles d’antagonistes lui vont à merveille.

Une chose est sûre, le film risque de diviser. Le meilleur moyen de se faire un avis reste encore de tenter l’expérience. De mon côté, je vais pour une fois à l’encontre de la plupart des critiques et le crie haut et fort : j’ai vraiment pris mon pied devant ce film !

 

+ : bon casting, la réalisation de Guy Ritchie, la musique

 : parfois trop brouillon visuellement et manque de nouveauté dans l’intrigue

LA scène : quand Arthur retire l’épée… forcément !

  • Note : 4 / 5

 

 

 

 

4 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.