The Circle

Dans un futur proche, Mae (Emma Watson) décroche le job de ses rêves dans la compagnie The Circle, spécialisée dans les technologies et les médias sociaux. Elle devra rapidement participer à diverses expériences qui auront des impacts sur sa vie privée et celle de ses proches…

Sur le papier, The Circle, adapté du roman du même nom, avait tout pour plaire : une intrigue très actuelle qui traite de la technologie et de nos rapports aux réseaux sociaux, le tout interprété par un casting d’enfer (Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega). Mais le résultat est bien loin de nos attentes. On sent que l’histoire et l’univers avaient véritablement du potentiel mais que le film n’a fait que de les survoler.

Quand on s’attaque à la thématique des réseaux sociaux, surtout aujourd’hui, on se doit d’aller beaucoup plus loin. Le film m’a énormément fait penser à un épisode de la série Black Mirror (Nosedive, le 3×01 – c’est un « standalone », vous pouvez le regarder sans avoir suivi la série) où la vie des personnages, constamment jugés par la société, dépend des notes que les gens leur donnent quotidiennement : chaque action sonne alors très faux et l’hypocrisie règne en maître. The Circle se base un peu sur le même principe : c’est le concept-même de la société ! Mais si cet aspect est clairement développé dans le livre (je ne l’ai pas lu mais ma sœur oui), il n’est que brièvement mentionné dans le film (notamment dans une scène très intéressante où deux personnages viennent installer le profil de Mae). Certes, la deuxième partie du film est plus captivante et ambitieuse, car elle explore les thèmes de la vie privée et de la transparence, mais elle le fait trop superficiellement pour vraiment marquer les esprits. Il en découle un sentiment bizarre : les deux heures passent vite grâce au rythme soutenu et au fait que le film soit très bavard, mais on a l’impression qu’il ne s’est pas passé grand-chose et c’est dommage.

On regrette aussi que certains personnages soient mal exploités (Annie, les parents) ou carrément inutiles, comme celui joué par John Boyega (alors qu’il est censé avoir un rôle majeur). Même le personnage de Mae manque parfois de logique : difficile de savoir si c’est à cause du jeu d’Emma Watson ou de l’écriture, mais ses intentions ne sont pas toujours très claires (c’est d’autant plus frappant quand on sait à quoi devait ressembler Mae dans le livre). Heureusement, Tom Hanks relève le niveau et se révèle être un excellent gourou de compagnie à la Steve Jobs.

Le roman étant trop complexe pour être adapté en film, il aurait peut-être été plus judicieux de se tourner vers une mini-série de 6-8 épisodes pour pouvoir parfaitement traiter du sujet.

 

+ : Tom Hanks et la 2e partie sur la transparence

 : manque de punch, de critique, de logique et d’ambition

LA scène : l’installation du profil de Mae

  • Note : 2,25 / 5

 

 

 

6 commentaires

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