Dunkirk

Chaque sortie d’un nouveau film de Christopher Nolan est synonyme d’événement. Après avoir narré les exploits de Batman, les rêves de Leonardo Di Caprio et les aventures de Matthew McConaughey dans le temps et l’espace (Interstellar), le réalisateur britannique change de registre pour s’attaquer au film de guerre historique. Dunkirk se situe au début de la Seconde Guerre mondiale : en mai 1940, près de 400’000 soldats alliés sont encerclés par les troupes allemandes dans la région de Dunkerque. Le film s’intéresse à l’Opération Dynamo qui est chargée de rapatrier les troupes britanniques vers l’Angleterre.

Ce nouveau genre n’a certainement pas empêché Nolan d’y ajouter sa touche personnelle et il nous livre encore une fois un film éblouissant. A l’heure où les blockbusters se noient dans des effets spéciaux, le réalisateur a pris l’habitude de privilégier les effets mécaniques. Résultats : les effets spéciaux ne se voient quasiment pas et on se demande comment il a pu tourner de telles scènes. Il faut vraiment voir ce film sur grand écran pour apprécier la beauté des plans aériens ou ceux des plages de Dunkerque.

En fait, bien que Dunkirk soit catalogué comme un film de guerre, il ressemble davantage à un film de survie, voire à un thriller. Pas de batailles sanglantes à l’horizon (comme on en a vues cette année dans Hacksaw Ridge par exemple), c’est surtout la tension et le suspense qui rythment le film. On ne voit d’ailleurs jamais l’ennemi même si on sent sa présence toute proche. Mais là où Nolan devient remarquable, c’est dans son utilisation de la narration. En plus d’être divisé en trois lieux distincts, le récit s’étend sur des temporalités différentes : l’histoire sur terre s’étend sur une semaine, celle de la mer sur un jour et celle dans les airs en une heure, jusqu’au moment où tous les événements s’imbriquent et se rejoignent. Divisée donc en trois récits, la narration est extrêmement fluide grâce au grand soin apporté au montage.

Autre élément essentiel, la musique d’Hans Zimmer joue un rôle important puisque les dialogues sont peu nombreux. Elle accompagne l’image et renforce la tension, notamment à l’aide d’un son mécanique faisant presque penser à une horloge.

Pour finir, Nolan peut compter sur des acteurs irréprochables. Si certains ont déjà collaboré avec le réalisateur (Cillian Murphy, Tom Hardy) ou sont des acteurs confirmés (Mark Rylance, Kenneth Branagh), le film laisse une grande place aux nouveaux talents comme Fionn Whitehead, Aneurin Barnard (vu dans The White Queen) et même Harry Styles, ancien membre des One Direction.

Véritable expérience cinématographique, Dunkirk prouve à nouveau que Christophe Nolan est un réalisateur de talent. On attend le prochain film avec une grande impatience.

 

+ : la narration, les plans, le réalisme

 : on aurait aimé que ça ne s’arrête jamais !

LA scène : alléger le bateau…  (et j’ai un faible pour les épilogues de Nolan)

  • Note : 5 / 5

 

 

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