The Dark Tower

Jack Chambers, onze ans, vit à New York avec sa mère et son beau-père. Chaque nuit, il fait de terribles rêves dans lesquels il voit un homme en noir qui cherche à tout prix à détruire la Tour sombre qui maintient les univers en équilibre. Un « pistolero » du nom de Roland est le seul à pouvoir combattre cet homme en noir et il va bientôt croiser la route de Jack…

La Tour Sombre fait partie d’une série de huit romans écrits par Stephen King. Réputé inadaptable, un projet de long-métrage basé sur l’univers de King voit pourtant le jour dès 2007. Il aura tout de même fallu attendre dix ans pour que le film sorte en salles. Résultat : la plupart des critiques ne sont pas tendres avec cette adaptation et je les rejoins. N’ayant pas lu les livres, je pose uniquement un regard en tant que spectatrice. Si la mythologie qui entoure l’histoire est assez intéressante, force est de constater qu’en 1h30, il est bien difficile de l’exploiter entièrement. Brouillon et maladroit, le scénario ne parvient jamais à être véritablement captivant. D’autant qu’au final, on se retrouve avec une sempiternelle lutte entre des gentils et des méchants avec un enfant aux dons remarquables perdu au milieu d’un univers qui le dépasse. Tout ça n’est pas franchement novateur. Le film a également de la peine à trouver son ton puisqu’il mélange des genres aussi différents que le western, la science-fiction, l’horreur et la fantasy. Rien de remarquable non plus en ce qui concerne la mise en scène et la réalisation de Nikolaj Arcel, à part peut-être quelques plans intéressants lors de l’affrontement final. Mais la plupart des autres scènes de combats contiennent tellement de plans qu’il est parfois difficile d’y voir clair.

Côté casting, si l’interprétation d’Idris Elba sauve clairement l’ensemble du film, la performance du jeune Tom Taylor qui incarne Jack Chambers est un peu plate. Mais s’il y a bien une chose qui m’a dérangée et perturbée, c’est le look de Matthew McConaughey qui interprète l’homme en noir. Si son jeu est tout à fait louable (le rôle de psychopathe lui va à ravir), son look frôle quelques fois le ridicule : entre sa teinture qui tend presque vers les tons violets et sa chemise trop déboutonnée, le personnage perd parfois toute crédibilité et c’est bien dommage.

Trop ambitieux pour être raconté dans un film d’une heure trente, l’univers de cette Dark Tower devrait normalement se décliner dans une série TV prévue pour 2018, permettant ainsi de combler les blancs laissés par le long-métrage. Si l’écriture et la mise en scène sont améliorées, peut-être qu’il s’agira effectivement d’un meilleur format. A suivre.

 

+ : Idris Elba, la mythologie

 : le scénario, le look de Matthew McConaughey

LA scène : l’affrontement final

  • Note : 1,75 / 5

 

 

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