Mother !

Trois ans après Noah, le réalisateur Darren Aronofsky revient sur le devant de la scène avec un film très singulier intitulé Mother !. Autant prévenir tout de suite, il m’est difficile d’en parler tant la moindre interprétation risque de révéler une part de l’intrigue. L’histoire commence pourtant de manière assez simple : un homme, écrivain (Javier Bardem), vit dans une maison isolée avec sa femme (Jennifer Lawrence), occupée à redécorer et à rénover la bâtisse. Un jour, un homme (Ed Harris), suivi de sa femme (Michelle Pfeiffer) s’invitent dans leur maison. S’ensuit alors une série d’événements qui vont perturber le quotidien du couple…

Il est fort possible que Mother ! détienne le prix du film le plus particulier que j’ai vu cette année. Je n’arrive toujours pas à savoir si je l’ai apprécié ou non. Ce qui s’avère être au départ un thriller quelconque se transforme peu à peu en une métaphore géante dont les niveaux de lectures peuvent varier : chacun ira de son interprétation, même si certaines scènes et certaines actions tendent vers une connotation religieuse. Une chose est sûre, les adeptes de la symbolique seront servis ! C’est d’ailleurs quelque chose que j’apprécie beaucoup dans les films car les discussions d’après visionnage deviennent nécessaires. Mother ! n’échappe pas à cette règle et c’est bien une des raisons qui en fait un film intéressant. On regrette néanmoins que le message du réalisateur soit aussi peu clair : peut-être qu’avec davantage de subtilité, le film aurait gagné en intérêt.

S’il est compliqué de traiter du fond dans cette critique, il est plus aisé de parler de la forme et des acteurs. Jennifer Lawrence porte vraiment le film sur ses épaules et pour cause : la caméra ne fait pratiquement que de la suivre et virevolte autour d’elle (au point de parfois nous donner le tournis…). La comédienne prouve une nouvelle fois qu’elle a plusieurs cordes à son arc. Face à elle, Javier Bardem est plus posé mais son jeu manque quelque fois de nuance. Ed Harris et Michelle Pfeiffer jouent à merveille le couple intrusif. Pour finir, l’absence de musique permet d’accentuer l’atmosphère tendue et intrigante : tout le travail sur le son est d’ailleurs intéressant – le parquet craque énormément par exemple.

Mystérieux, envoûtant, bizarre, prétentieux, étrange, poussif : le film risque clairement de faire débat. Le cinéma ne sert-il finalement pas à ça ?

 

+ : Jennifer Lawrence et les différents niveaux de lectures

 : le manque de réponses

LA scène : l’avant-dernière scène

  • Note : 3 / 5 (parce qu’il fallait mettre un chiffre mais honnêtement, c’est difficile à noter)

 

Si vous êtes intéressés par les différentes interprétations que l’on peut donner au film, je vous conseille vivement de lire l’article très complet de Michael du blog Cinérama 😉

 

 

6 commentaires

  1. Elle a mis le temps à venir cette critique. Pas évidente à écrire j’imagine ? 😉

    En tout cas, on sent que, comme moi, le film t’a laissée assez perplexe. J’en ai pas parlé dans mon billet mais tu as raison d’évoquer l’excellent travail effectué sur le son. C’est assurément l’une des grandes qualités du long-métrage.

    Aimé par 1 personne

    1. Haha oui pas évidente à écrire (comment en parler sans trop en révéler…) mais pour être honnête, elle était prête depuis la semaine passée mais j’ai patiemment attendu dimanche pour la publier 😉
      Perplexe, c’est le bon mot ! Difficile à juger/noter.

      J'aime

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