The Glass Castle

The Glass Castle est l’adaptation de l’autobiographie de Jeannette Walls, une chroniqueuse mondaine travaillant à New York, qui a eu une enfance particulière, élevée par un père inventeur alcoolique et par une mère artiste irresponsable. Les Walls ont refusé de scolariser leurs enfants et ont passé leur vie à sillonner le pays pour fuir les créanciers. Malgré la pauvreté dans laquelle ils ont vécu, Jeannette et ses frères et sœurs ont créé des liens forts avec leur famille, qui leur sont aujourd’hui difficiles de renier…

Le sujet rappelle fortement celui de Captain Fantastic, sorti l’année dernière (que je vous recommande vivement) : une famille qui rejette le capitalisme et qui décide de vivre autrement, en marge de la société. Mais là où Captain Fantastic mettait en scène un père qui tenait à ses valeurs et qui prenait soin de ses enfants, The Glass Castle bascule davantage dans les mauvais côtés d’une telle éducation. Même si quelques touches de poésie sont présentes, notamment grâce aux discours du père (la scène sous le ciel étoilé par exemple), on est beaucoup plus marqués par la négligence des parents envers leurs enfants qui poussent ces derniers à devoir se débrouiller seuls. Personnellement, j’ai eu de la peine à éprouver de la sympathie pour cette famille, en dépit des bons moments qu’ils passent ensemble.

Le film ne se concentre pas uniquement sur l’enfance de Jeannette mais il nous montre la femme qu’elle est devenue. Et c’est là que The Glass Castle devient intéressant car Jeannette ne sait pas trop si elle doit rejeter sa famille ou non. Le regard qu’elle porte sur son éducation et l’impact qu’elle a eu sur sa vie, me semblent être les sujets les plus importants et ils auraient clairement mérité d’être encore plus creusés (d’autant qu’ils sont un peu éclipsés par le grand nombre de flashbacks, souvent répétitifs et pas toujours traités de manière subtile).

Véritable force du film, le casting est dominé par un Woody Harrelson exceptionnel dans un rôle absolument antipathique qui lui va à merveille. Face à lui, Jeannette adulte est incarnée par Brie Larson, qui parvient parfaitement à tempérer ses émotions. Leur relation père-fille, complexe mais touchante, est définitivement un des aspects les mieux aboutis. A noter également les belles performances des enfants ainsi que celle de Naomi Watts, plus discrète, mais toujours excellente.

Loin du coup de cœur que fut Captain Fantastic, The Glass Castle a au moins le mérite de prouver qu’il est possible de s’en sortir malgré une enfance compliquée.

 

+ : le casting, Woody Harrelson et Brie Larson en tête

– : un peu brouillon dans l’utilisation des flashbacks

LA scène : la confrontation père-fille lors du dîner de fiançailles

  • Note : 2,5 / 5

 

 

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