The Florida Project

Moonee, une petite fille de 6 ans, vit dans un motel en banlieue de Disney World. Elle passe ses journées à faire les 400 coups avec ses amis, sans que cela ne semble déranger sa mère, Halley. En situation précaire, cette dernière essaie de joindre les deux bouts de façon plus ou moins honnête pour assurer son quotidien et celui de sa fille…

Petit film indépendant américain, The Florida Project a beaucoup fait parler de lui dans les festivals. Tous sont d’accord pour souligner l’incroyable performance de la jeune interprète de Moonee, Brooklynn Prince, débordante d’énergie d’un bout à l’autre. Le réalisateur Sean Baker a d’ailleurs choisi de filmer à hauteur d’enfant pour mettre en avant ces jeunes acteurs. Il leur a également laissé improviser à de nombreuses reprises et c’est peut-être un reproche qu’on peut lui faire car si les acteurs sonnent juste, le récit souffre de ce manque d’écriture. Le film ressemble presque à un documentaire ou en tout cas à une suite de petites scénettes qui parfois n’ont pas de répercussions sur l’histoire principale : les problèmes qui surviennent n’arrivent pas à faire évoluer le comportement des personnages, on a donc l’impression de tourner un peu en rond et la durée du film n’aide pas (1h50).

The Florida Project nous présente aussi peut-être le personnage le plus antipathique de cette année (talonné de près par le père de famille joué par Woody Harrelson dans The Glass Castle) : Halley, la mère de Moonie, très bien interprétée par Bria Vinaite. Le comportement irresponsable de cette mère en fera bouillonner plus d’un, difficile donc de s’attacher à ce personnage. C’est à se demander comment le personnage joué par Willem Dafoe (qui est excellent et qui a déjà reçu de nombreux prix – et ce n’est pas fini), parvient à garder son calme dans cet environnement. Mais une chose est sûre, Moonee, elle, ne reste pas en place. Sa joie de vivre et sa fraîcheur sont à l’opposé de la situation de précarité dans laquelle elle vit. Les décors vont également dans ce sens : les bâtiments sont colorés, malgré les installations vétustes et le film est très lumineux.

Malgré toute l’énergie qui caractérise ce film, le manque de structure peine à le rendre marquant. Il permet toutefois à ses acteurs, prometteurs ou confirmés, de briller pendant près de deux heures.

 

+ : le jeu des acteurs

 : manque de structure

LA scène : la visite de la maison vide

  • Note : 2,75 / 5

 

3 commentaires

    1. Oui j’ai remarqué que j’étais un peu à contre-courant. Je crois que j’ai vraiment de la peine avec les personnages qui ne s’occupent pas de leurs enfants… Ils ont tendance à tellement m’énerver que parfois ça me sort du film. L’atmosphère est intéressante mais l’histoire un peu moins (en tout cas pour moi).
      Je viendrai lire ton avis avec plaisir 😉

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.