Downsizing

Dans un futur proche, une équipe de scientifiques parviennent à mettre au point un procédé pour réduire la taille des gens, sans en affecter le métabolisme. Des années plus tard, alors que des colonies de gens rapetissés fleurissent de partout, un couple décide de franchir le cap…

Tout ça pour ça ? C’est en effet ce qui ressort après la projection de ce Downsizing, nouvelle réalisation d’Alexander Payne (The Descendants). Le film démarre pourtant avec une idée assez alléchante : réduire la taille des êtres humains à une dizaine de centimètres pour résoudre le problème de la surpopulation. Mais voilà, une fois que Paul, le personnage principal incarné par Matt Damon, est petit et qu’il vit dans son nouvel environnement, l’histoire devient barbante et le film paraît interminable. Pourquoi ? Parce qu’au lieu de comparer les deux mondes (les grands et les petits), on reste coltiné dans celui des rapetissés qui, oh surprise, souffre des mêmes problèmes que celui des grands : on trouve des disparités entre les riches et les pauvres (malgré la promesse d’une ville où le bonheur est à portée de main), ce n’est toujours pas facile de trouver l’amour et le combo trafic de drogues-marché noir fonctionne à merveille. C’est vraiment dommage car il y avait du potentiel. Un personnage évoque notamment des questions qui auraient mérité un traitement : les personnes réduites ont-elles les mêmes droits que les autres ? Ont-elles le droit de voter ? De payer les mêmes impôts que les autres alors qu’elles produisent beaucoup moins de déchets et qu’elles font moins tourner l’économie ? Certes, le contexte est mal amené dans le film, mais la confrontation entre les deux aurait été intéressante à développer. Et honnêtement, au vu de la qualité très moyenne des effets spéciaux (ils sont surtout trop visibles), c’était peut-être une bonne idée de ne rester qu’à une seule échelle.

Qui plus est, ce ne sont pas le rythme, la longueur (2h16, beaucoup trop long) ou le jeu des acteurs qui vont parvenir à relever le niveau. Matt Damon a l’air endormi par moment, Christoph Waltz en fait des caisses et Kristen Wiig est transparente. Reste la fraîcheur de Hong Chau qui apporte un peu de peps à cette histoire, même si, encore une fois, son personnage n’est pas toujours bien exploité.

Ebauche d’une critique sociale dotée d’une idée de départ innovante, Downsizing n’en demeure pas moins qu’un tout petit film qui ne fait que de s’emmêler les pinceaux. On oublie.

 

+ : l’idée de départ et Hong Chau

 : histoire mal développée et acteurs moyens

LA scène : le processus de réduction

  • Note : 1,75 / 5

 

 

3 commentaires

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