Fifty Shades Freed

J’ai longuement hésité à faire simplement un copier-coller de ma critique de Fifty Shades Darker tant ce Fifty Shades Freed est aussi mauvais, si ce n’est pire, que le volet précédent. Je veux bien que le premier film ait attiré la curiosité des gens (moi la première) et qu’il se cherchait un style entre la comédie romantique/le film de SM/le film cul-cul : j’avais au moins l’impression qu’il ne se prenait pas au sérieux (tout en n’étant pas bon, on est d’accord). Mais la dramatisation des événements dans ses deux suites est d’un tel ridicule que j’ai de la peine à comprendre l’engouement des fans hardcore.

Comment peut-on notamment tolérer un personnage aussi insupportable que Christian Grey en 2018 ? Un maniaque du contrôle qui ne laisse aucune liberté à sa femme et qui pense que tout se résout par le sexe. Mystère. Mais n’entrons pas dans les détails de l’intrigue, car celle-ci n’existe pas. Les dialogues conservent leur platitude légendaire (j’ai dû lever les yeux au ciel une bonne trentaine de fois), comme en témoigne l’interminable conversation entre Christian et Ana qui se chamaillent à propos d’une adresse mail. J’en viens à avoir de la peine pour les acteurs, notamment pour Jamie Dornan et Dakota Johnson qui ont l’air mal à l’aise et hors-sujet pendant tout le film. Heureusement, cela devrait être la dernière fois qu’ils interprètent ces personnages, à moins que les studios nous préparent une mauvaise surprise (par pitié non !).

Artistiquement, le film ne vole pas plus haut. Il suffit de voir le manque de diversité dans les conversations qui se résument à des champs/contre-champs mal cadrés ou la tentative de scène d’action imitant une course poursuite en voiture extrêmement mal filmée pour se rendre compte de l’insipidité et de la répétition de la réalisation. La palme revient aux scènes de sexes, toujours aussi peu alléchantes et qui, en plus, sont à chaque fois montées avec une chanson pop qui enlève tout le charme à la scène. Apparemment, le réalisateur et son équipe ne connaissent pas les notions de subtilité ou de tension. Ni celle de suspense d’ailleurs puisque le « climax » final est résolu en cinq minutes.

Et au moment où on pense avoir tout vu, on nous balance un petit clip vers la fin qui reprend les scènes « marquantes » des trois longs-métrages avec en fond sonore le Love Me Like You Do d’Ellie Goulding (l’hymne de la saga je suppose) : même les fans font des meilleures compilations que ça sur Youtube.

Bref, mieux vaut s’arrêter là. Ne perdez pas votre temps devant cette horreur.

 

: rien

– : tout

LA scène : pour le fun, la scène de l’adresse mail qui est TELLEMENT profonde (!)

  • Note : 0 / 5

 

3 commentaires

  1. Une seule chose à dire après cette critique : tu es extrêmement courageuse (ou complètement inconsciente^^) de t’infliger ça ! 😉

    Je pense que je le regarderai quand même par principe puisque j’ai vu les autres, mais je ne me déplacerai pas en salle pour ça.

    Aimé par 1 personne

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