The Mercy

Quatre ans après The Theory of Everything, le réalisateur James Marsh revient avec une nouvelle histoire inspirée de faits réels : The Mercy, qui raconte la folle aventure de Donald Crowhurst, qui s’est lancé le pari de participer à une course en voile autour du monde en solitaire et sans escale, alors qu’il n’a jamais quitté son port de plaisance. Le film s’intéresse principalement aux préparations du voyage, entre construction du bateau et recherches de sponsor et à la course en mer.

Si vous voulez pleinement profiter du film, ne regardez pas la bande-annonce et n’allez pas rechercher des informations sur cet homme sur Internet. J’avoue m’être fait spoiler le film involontairement par les deux premières lignes de Wikipedia et je pense que cela a légèrement joué sur mon ressenti, très mitigé, à la fin de la projection. Mais ce n’est pas le seul aspect qui m’a dérangée. The Mercy reste un film de navigation et malgré tous les efforts que mettent en place les réalisateurs, ces films se ressemblent beaucoup. Forcément, avec un seul homme sur le navire, vous êtes obligés d’user de ruses pour parvenir à transcrire le ressenti du personnage. Et si l’acteur ne se donne pas au maximum, le film tombe à l’eau (!). C’est un peu le cas pour The Mercy : j’ai trouvé Colin Firth bien en dessous de ses capacités et plutôt fade, notamment lors des scènes en mer. Il n’est pas aidé par le fait que son personnage est assez antipathique, à cause notamment de sa prise de décision d’accomplir ce voyage sans motif assez fort : oui, l’aspect financier y est pour quelque chose, mais le goût de l’aventure ou une satisfaction personnelle ne sont pas bien mis en avant. Et les décisions qu’il prendra pendant la course ne réhabiliteront pas sa cause. Heureusement que sa femme, incarnée par une Rachel Weisz toujours impeccable, et ses enfants, restés à terre, nous permettent de mieux mesurer les enjeux de son pari. Mais encore une fois, les conséquences d’un tel départ ne sont qu’effleurées.

Si les préparatifs du voyage sont montés rapidement, le rythme s’essouffle ensuite lors des moments en mer. Il manque du punch ou des scènes marquantes pour véritablement donner plus de profondeur à ce récit, qui se révèle pourtant très intéressant dans ses vingt dernières minutes. Pareil pour les émotions qui, malgré la tentative de narration entrecoupée de flash-backs montrant la famille, ne sont jamais assez fortes pour émouvoir pleinement le spectateur.

En dépit d’un potentiel narratif alléchant, The Mercy frôle le naufrage à cause de la performance en demi-teinte de son acteur principal et de la mauvaise gestion des émotions. Dommage.

 

+ : l’histoire de cet homme

 : Colin Firth en demi-teinte

LA scène : celle qui illustre le titre « the mercy »

  • Note : 2 / 5

 

 

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