Ready Player One

Je crois qu’on peut dire sans trop de risque que 2018 est l’année de Steven Spielberg ! Après nous avoir livré un magnifique film sur la liberté de la presse (The Post) en janvier dernier, le réalisateur américain récidive avec Ready Player One, un film de science-fiction adapté du roman du même nom. L’histoire se déroule en 2045 : le monde va mal et la population se réfugie dans un jeu virtuel, appelé OASIS, créé par James Halliday, un génie excentrique. Ce dernier a promis de léguer sa fortune à la personne qui trouvera l’Easter Egg qu’il a caché dans son jeu. Wade Watts, un adolescent vivant dans l’Ohio, veut mettre la main sur la récompense…

Ready Player One est tout simplement dingue. Cela faisait longtemps qu’un film ne m’avait pas autant transportée visuellement. Spielberg est parfaitement parvenu à mélanger de façon homogène les prises de vues réelles et les images de synthèse qui constituent l’OASIS. Ce jeu virtuel, bourré de références à la pop culture et aux années 80, fascine et intrigue d’un bout à l’autre. D’ailleurs, je pense qu’il faudra un nombre élevé de visionnages pour réussir à relever toutes les références (même si certaines sont plus évidentes que d’autres). L’équipe des effets spéciaux a véritablement fait un travail de titan pour nous présenter un jeu virtuel aussi convainquant, riche et alléchant.

Quant au monde réel, il est dépeint de manière plus conventionnelle avec un futur pessimiste où les plus pauvres vivent dans des bidonvilles construits en hauteur et où une grande multinationale redouble d’efforts et de stratagèmes pernicieux pour arriver à ses fins. A la tête de cette immense société se trouve un méchant pur souche, aux idées bien arrêtées, qui tentera d’empêcher Wade et sa bande de progresser dans le jeu.

Les 2h20 passent à une vitesse folle grâce au montage bien rythmé et aux nombreux rebondissements. Si l’univers nous parait très complexe au départ, les explications sont là pour nous éclairer et pour nous montrer toutes les subtilités du jeu. On reste tout de même dans un film grand public qui célèbre des valeurs traditionnelles mais qui met aussi en avant l’amour d’un créateur pour son œuvre. Ce récit original, rempli d’énigmes et de surprises, fait vraiment du bien dans le paysage audiovisuel.

Pour finir, l’association de jeunes talents prometteurs (Tye Sheridan, Olivia Cooke) et d’acteurs confirmés (Mark Rylance, Ben Mendelsohn, Simon Pegg) débouche sur un casting réussi et rafraîchissant.

Divertissement audacieux, ambitieux, fou, touchant et original, Ready Player One est un petit bijou à consommer sans modération. Du très, très grand Spielberg !

 

+ : visuellement impressionnant, histoire originale et casting au top !

 : trop de références peut-être ?

LA scène : la bataille finale

  • Note : 5 / 5

 

 

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