Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot

Réalisé par Gus Van Sant et inspiré de l’autobiographie éponyme, Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot raconte l’histoire du dessinateur humoristique américain John Callahan. Alcoolique depuis de nombreuses années, Callahan est victime d’un accident de voiture après une soirée de beuverie. Désormais paralysé, il doit lutter contre ses démons pour arrêter de boire et pour prendre sa vie en main.

Présenté au festival de Sundance, Don’t Worry… vaut surtout le coup d’œil pour la performance de son acteur principal, Joaquin Phoenix, qui parvient à rendre le personnage de Callahan attachant, malgré ses défauts. Rooney Mara fait aussi partie du casting (parce qu’apparemment, Joaquin Phoenix ne peut plus la quitter !), tout comme Jonah Hill qui incarne le mentor de Callahan qui organise des rencontres entre alcooliques anonymes. Et comme la mise en scène est plutôt traditionnelle, la quasi-totalité du film repose sur eux. Heureusement pour nous, leurs performances sont toutes très bonnes et nous permettent de passer un sympathique moment. Autre aspect positif, la présence des dessins à l’écran : en effet, malgré son handicap, Callahan va commencer à dessiner des cartoons humoristiques qui lui vaudront un joli succès. Remplis d’humour noir, ces dessins traduisent bien le cynisme qu’on retrouve chez Callahan et offrent une dose de fraîcheur au film.

Mais à part cela, il n’y a rien de bien sensationnel à relever. Le film tente de se démarquer en présentant une narration non linéaire (procédé utilisé principalement durant la première partie) qui ne tient toutefois pas toutes ses promesses. Au lieu de véritablement proposer une lecture parallèle entre un avant et un après accident, le film s’emmêle un peu dans sa chronologie et ne semble pas avoir de but précis. Le rythme n’aidant pas, on s’ennuie parfois à cause du manque de progrès de l’intrigue. Et sans les dessins, on aurait tout simplement droit à un portrait déjà vu d’un homme qui doit se reconstruire et qui doit apprendre à pardonner.

A défaut de se précipiter dans les salles pour voir ce film, regardez plutôt les dessins de Callahan sur Internet. Vous comprendrez notamment d’où vient ce titre si particulier.

 

+ : Joaquin Phoenix et les cartoons

 : longuet et sans grande surprise

LA scène : la discussion à propos du dessin sur le KKK (et le dessin qui va avec)

  • Note : 2,5 / 5

 

5 commentaires

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