7 Days in Entebbe

27 juin 1976. Un vol Air France en partance de Tel-Aviv à destination de Paris est détourné par quatre terroristes (deux Palestiniens membres du Front populaire de libération de la Palestine et deux Allemands membres des Cellules révolutionnaires), qui forcent l’avion à se poser à Entebbe, en Ouganda. Tout en maintenant les passagers en otage, les terroristes demandent la libération de plusieurs prisonniers propalestiniens, détenus en Israël. L’Etat israélien se doit de trouver une solution et décide de mettre en place un raid pour libérer les otages avant que les terroristes ne les exécutent…

Comme son titre l’indique, 7 Days in Entebbe raconte ce qu’il s’est passé durant les sept jours qui ont suivi le détournement de l’avion. Si l’histoire générale et le contexte sont intéressants et basés sur des faits réels, le sentiment qui ressort à la fin de la projection est plutôt mitigé : la faute à un véritable manque de tension et d’émotion, peut-être dû à l’éparpillement de points de vue. On passe en effet des terroristes, au gouvernement israélien, en suivant également un soldat et sa copine danseuse. La narration et le montage ne sont pas toujours efficaces (je pense notamment à la première partie qui intègre des flashbacks pour développer le passé des terroristes et qui n’arrivent pas toujours au moment opportun). En plus, le fait de devoir évoquer les sept jours enlève un certain suspense et rend le tout assez machinal. Et même si j’apprécie beaucoup les allégories, mixer une opération militaire à une scène de danse m’a paru vraiment étrange.

Mais tout n’est pas à jeter. La machine semble bien rodée et la mise en scène est tout à fait correcte. De manière générale, les acteurs livrent des performances convaincantes, en particulier Daniel Brühl et Rosamund Pike qui incarnent les deux terroristes allemands. J’émets quelques réserves face à Eddie Marsan qui croule sous les prothèses pour interpréter le ministre de la défense Shimon Peres. Quant à Nonso Anozie, qui prête ses traits à Idi Amin Dada (le dictateur à la tête de l’Ouganda), il ne parvient pas à faire oublier la monstrueuse interprétation de Forest Whitaker dans The Last King of Scotland.

Malgré quelques bonnes idées et une histoire intéressante, 7 Days in Entebbe reste un film bien trop quelconque pour véritablement marquer les esprits. Dommage.

 

+ : Daniel Brühl et Rosamund Pike

 : manque de tension et d’émotion

LA scène : l’assaut final

  • Note : 2,25 / 5

 

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