Solo : A Star Wars Story

Vous commencez à me connaître, la saga Star Wars est loin de faire partie de mes films préférés mais ma curiosité étant trop forte, cela ne m’empêche pas de me rendre en salles lorsqu’un nouveau volet est projeté. Tout comme Rogue One, ce Solo : A Star Wars Story ne fait pas partie de la nouvelle trilogie mais est un épisode à part entière, consacré cette fois à la jeunesse de Han Solo. On y découvre notamment comment Han devient ce talentueux pilote ou encore comment il fait la rencontre de Chewbacca.

Je ne sais pas si cela est dû à mon indifférence face à cet univers mais je n’ai pas trouvé cette histoire bien folichonne. On nous propose un classique film de bandits qui cherchent à mettre la main sur une denrée précieuse (ici du carburant). Courses poursuites de vaisseaux, sauvetage de personnages, présence de créatures intergalactiques… tout cela a un air de déjà-vu. Et il ne suffit pas d’enchaîner des revirements de situation dans les dernières vingt minutes pour pouvoir dire que l’intrigue est incroyable et remplie de suspense. Ces scènes permettent de redonner un peu de punch à une histoire qui s’éternisait mais leur dosage est tellement raté qu’elles perdent toute crédibilité.

Même son de cloche du côté des personnages qui ne bénéficient pas d’une écriture intéressante (j’avoue cependant avoir beaucoup aimé le robot L3 qui sort de très bonnes répliques). La faute revient peut-être au changement opéré à la réalisation : une fois n’est pas coutume, les deux réalisateurs Chris Miller et Phil Lord ont été remplacés en cours de route par Ron Howard suite à des désaccords avec la production. Résultat : manque de profondeur, de ton, d’émotion, on a le droit à un pur produit industriel, certes bien fait, mais sans véritable âme. Le casting fait donc ce qu’il peut avec le matériel qu’on lui propose : sans parvenir à faire oublier la prestation d’Harrison Ford, Alden Ehrenreich s’en sort plutôt bien, Woody Harrelson fait du Woody Harrelson et Donald Glover apporte un peu de fraîcheur. En revanche, j’ai personnellement toujours de la peine avec le jeu d’Emilia Clarke qui n’est pas assez convaincante à mon goût.

D’un point de vue technique, on relèvera la banalité de la mise en scène et le manque d’identité visuelle (à part ce voile constant, cette espèce de brouillard qui ne nous quitte jamais au point de parfois rendre le film flou…). Dommage également que les séquences de pilotage soient loin d’être remarquables : le comble pour un film sur un pilote ! Reste quelques scènes d’action bien fichues mais qui seront vite oubliées.

Divertissement correct mais surtout vaporeux, ce spin-off peine à marquer les esprits. Si les fans risquent d’être tout de même conquis, les autres se demanderont s’il est vraiment nécessaire de poursuivre l’étendue de cet univers.

 

+ : L3

 : manque d’identité

LA scène : L3 qui demande l’égalité des droits

  • Note : 2,25 / 5

 

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