The Man Who Killed Don Quixote

S’il y a bien un projet qui revient de loin, c’est The Man Who Killed Don Quixote ! Il aura fallu plus de vingt ans au réalisateur Terry Gilliam pour concrétiser ce projet. Entre les problèmes financiers, les arrêts de la production, les décès de certains acteurs ou encore les problèmes de distribution évoqués dans les médias ces derniers jours, ce film mérite son surnom de film maudit. Cela va être compliqué d’expliquer ou de résumer le film mais pour faire simple, disons qu’un réalisateur en panne d’inspiration rencontre un ancien acteur qui avait joué le rôle de Don Quichotte dans son film de fins d’études et qui se prend désormais réellement pour le vrai Don Quichotte de la Mancha. Les deux hommes vont faire un voyage pour le moins particulier…

C’est tout simplement du grand n’importe quoi ! Attention, pas forcément au sens négatif du terme. En fait, le spectateur se retrouve constamment en équilibre entre quelque chose de compréhensible, certes très métaphorique, et quelque chose d’invraisemblable. Un peu comme The Imaginarium of Doctor Parnassus, le film mélange le rêve et la réalité (mais dans un cadre plus concret, loin du délire visuel). Il évoque les envies et les espoirs de ses personnages.

On comprend et on voit que Terry Gilliam a mis beaucoup de sa personne dans ce film (on peut tirer des parallèles avec Toby, le réalisateur joué par Adam Driver, mais aussi avec le personnage de Don Quichotte) mais il faut l’avouer, on peut décrocher très vite, d’autant qu’il est assez long (2h12). Le début peine à se mettre en place et la progression de l’histoire ne prend son sens que vers la fin. Mieux vaut donc juger le film dans son ensemble (c’est logique me direz-vous) afin d’y trouver son véritable sens, même si, je l’avoue, certaines scènes manquent totalement de cohérence.

Le décalage entre Toby et Don Quichotte fonctionne assez bien : on se met à la place de ce jeune réalisateur qui prend simplement cet homme pour un fou. On a le droit à quelques répliques drôles et on se prend à rire à des situations loufoques, tout en se demandant où elles vont nous mener. Adam Driver est d’ailleurs excellent dans ce rôle où il alterne entre drame et comédie. Il doit garder un jeu moins déjanté que celui de Jonathan Price dans le rôle de Don Quichotte, très à l’aise.

Dommage cependant que visuellement, ce soit un peu bordélique. La mise en scène est parfois désordonnée, le montage est trop rapide et l’ensemble n’est pas toujours homogène. En plus de cela, le rythme s’essouffle à plusieurs reprises, notamment lorsque le duo termine une « aventure » et qu’il se dirige vers la suivante.

Gros délire de Terry Gilliam, The Man Who Killed Don Quixote vaut le coup d’oeil pour son côté déjanté et pour l’interprétation de ses acteurs. Mais si le style de Gilliam ne vous plait pas, passez votre chemin !

 

+ : le casting, Adam Driver en tête

– : visuellement trop bordélique

LA scène : celle qui illustre le titre

  • Note : 2,5 / 5 (la moyenne parce que je ne sais toujours pas si j’ai aimé ou non le film)

 

 

Un commentaire

  1. Bonjour, en effet, Gilliam a mis beaucoup de lui dans ce film, trop j’aurais tendance à dire, car la mise en abyme permanente et les situations qui s’emboitent les unes dans les autres finissent par nuire à l’émotion. Gilliam a eu plus de réussite dans Fisher King et surtout Les Aventures du baron de Münchhausen (son plus beau film), qui était déjà indirectement inspiré par Don Quichotte.

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