Ocean’s 8

Dans la famille Ocean, je demande la sœur Debbie ! Tout comme son frère Danny, Debbie a une fâcheuse tendance pour l’escroquerie et le vol. A peine sortie de prison, elle monte un coup avec son équipe pour voler un collier de diamants lors du prestigieux gala du MET, organisé par Anna Wintour à New York…

Tout ça pour ça ? C’est un peu le sentiment ressenti à la fin de la projection de ce Ocean’s 8. Plombé par un rythme catastrophique et par un scénario trop facile, le film ennuie plus souvent qu’il ne divertit. Ce n’est pas tellement les invraisemblances qui posent problème, car on est habitué avec ce genre d’histoire, c’est plutôt le fait que les moindres soucis sont résolus en un temps record. Hormis la scène du casse pendant laquelle on peut effectivement retenir son souffle quelques instants, le reste est bien trop anecdotique et prévisible pour tenir le spectateur en haleine (même le léger twist final n’est pas exceptionnel). La mise en scène impersonnelle de Gary Ross (le réalisateur du premier Hunger Games) et la faiblesse de l’humour ne parviennent malheureusement pas à relever le niveau.

Bien évidemment, gérer autant de personnages à la fois n’est pas aisé et ce n’est donc pas surprenant de se retrouver avec du service minimal en matière d’écriture et de développement. Même si les actrices sont toutes très à l’aise, elles ont peu de choses à se mettre sous la dent pour livrer des prestations incroyables, d’autant que certaines d’entre elles doivent se coltiner un personnage vraiment cliché (coucou Rihanna). Mais elles effacent au moins les performances de leurs collègues masculins (je pense surtout à l’apparition de James Cordon : on a l’impression d’avoir atterri dans un sketch de son Late Late Show). Seule Anne Hathaway, dont la fraîcheur est toujours aussi efficace, fait un peu plus le show que ses consœurs.

Malgré un contexte intéressant (découvrir les coulisses du gala du MET) et un casting prestigieux, Ocean’s 8 demeure un film de casse trop passe-partout pour provoquer une révolution du genre. Donc pour la prochaine fois, essayez d’avoir un scénario digne du casting !

 

+ : le casting féminin

 : le rythme et le scénario

LA scène : la scène du casse, forcément

  • Note : 2 / 5

 

 

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