The Guernsey Literary And Potato Peel Pie Society

Je pensais que Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot allait remporter la palme du titre de film le plus improbable de l’année, c’était sans compter sur The Guernsey Literary And Potato Peel Pie Society (sobrement traduit par Le Cercle Littéraire de Guernesey en français) ! Se déroulant en 1946, le film est adapté du roman éponyme racontant l’histoire de Juliet Ashton, une écrivaine londonienne qui vient à la rencontre d’un cercle littéraire particulier situé sur l’île anglo-normande de Guernesey dans l’espoir d’y trouver un nouveau sujet pour un article. Fondé sous l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, le cercle permettait à ses membres de se réunir et de s’évader grâce aux livres.

S’il est loin d’être irréprochable, le film est un parfait feel-good movie comme on aimerait en voir plus souvent sur grand écran. Bien qu’elle soit traitée de manière très sage, la thématique de l’occupation des Allemands et ses impacts sur la population est intéressante. Le film contient sa part de mystère car Juliet découvrira rapidement que la fondatrice du cercle ne se trouve désormais plus sur l’île. On sent d’ailleurs qu’il s’agit d’une adaptation d’un roman épistolaire dans la manière dont le récit progresse : les langues se délient au fur et à mesure que les personnages passent du temps avec Juliet et qu’ils ont confiance en elle. Cette forme de narration n’empêche toutefois pas le film de tourner parfois un peu en rond, d’être répétitif et prévisible. Les flashbacks ne sont également pas toujours introduits au moment opportun. Mais les personnages sont tellement attachants qu’on en oublie les quelques défauts.

Même son de cloche du côté de la mise en scène : plutôt quelconque, elle se transforme rapidement en une carte postale remplie de paysages bucoliques et de bords de mer (mais aussi surprenant que cela puisse l’être, le film n’a pas été tourné sur Guernesey mais dans le Devon, dans le sud-ouest de l’Angleterre). Finalement, le film peut compter sur un casting essentiellement britannique habitué et très à l’aise dans ce genre de production. On apprécie la fraîcheur de Lily James, le charme de Michiel Huisman, la sympathie de Katherine Parkinson ou encore l’humour de Matthew Goode.

Plein de bons sentiments, The Guernsey Literary And Potato Peel Pie Society remplit parfaitement sa fonction de feel-good movie et ravira les amateurs de littérature.

 

+ : l’histoire et le casting

 : un peu répétitif

LA scène : la résolution de la disparition de la fondatrice du cercle

  • Note : 3,75 (loin d’être parfait mais coup de cœur !)

 

Un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.