Love, Simon

Lycéen vivant dans la banlieue d’Atlanta, Simon Spier a un secret : personne n’est au courant qu’il est gay. Un jour, un autre élève de son lycée dévoile son homosexualité anonymement sur internet, en utilisant le pseudonyme Blue. S’engage alors une conversation entre lui et Simon, qui lui confie ses doutes et ses envies. Mais la vie de Simon est sur le point de changer lorsque quelqu’un parvient à mettre la main sur les conversations privées entre les deux adolescents…

Adapté du roman de Becky Albertalli, Love, Simon rejoint la liste des coming of age issus de la littérature young adult qui sont parvenus à atteindre le grand écran. Et comme ses prédécesseurs, le film contient des bons et des moins bons éléments. Si la thématique du coming out est plutôt bien traitée, c’est surtout grâce à son approche : Simon a en effet une vie « normale » (il le dit lui-même) ce qui permet de poser des questions toutes simples qui peuvent concerner un bon nombre d’adolescents qui se trouveraient dans la même situation que lui. La prestation de Nick Robinson tend également vers cette simplicité qui le rend le film très sympathique à suivre.

Néanmoins, on n’échappe pas à quelques défauts d’écriture qui rabaissent la qualité du long-métrage. On a la sensation qu’on aurait pu développer beaucoup plus de choses et surtout moins tourner en rond. Le suspense lié à l’identité du fameux Blue ne fonctionne qu’à moitié car on sait très bien qu’il va falloir attendre la dernière minute pour connaître son véritable nom. Des scènes se répètent, le rythme s’essouffle un peu et le coming out de Simon, qui apporte pourtant des changements vraiment intéressants, arrive presque trop tard dans le film. De même, certains personnages sont sous-développés (je pense notamment à la famille de Simon qui est très absente, malgré la présence d’une-deux scènes clés) ou mal écrits. Les aspects comiques apportés par le personnage du principal du lycée et par Martin sonnent parfois très faux et frôlent même le ridicule (le jeu des acteurs et surtout le doublage n’aident pas). Le reste du casting délivre des prestations correctes, sans être remarquables.

Même s’il contient pas mal de codes d’un film young adult, Love, Simon ravira sûrement les fans du genre. Les autres risquent d’avoir une sensation de déjà-vu.

 

+ : l’approche du film

 : des défauts d’écriture

LA scène : le matin de Noël

  • Note : 3 / 5

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.