Hotel Artemis

Los Angeles, 2028. L’infirmière Jean Thomas dirige un hôpital pour criminels caché dans un hôtel, l’Artémis. Un soir, alors que des émeutes éclatent en ville, elle accueille plusieurs patients dans son établissement, dont un qui n’est ici que pour en assassiner un autre…

Premier film du britannique Drew Pearce, Hotel Artemis avait tout pour plaire sur le papier : un contexte dystopique attrayant agrémenté d’une histoire originale et un casting alléchant. Malgré tout, on ressort de la projection avec un énorme sentiment de gâchis. La faute repose avant tout sur la faiblesse de l’intrigue et sur le sous-développement des personnages. En fait, il semblerait que Pearce, qui signe aussi le scénario, ait voulu s’attaquer à une multitude d’aspects mais sans jamais les amener à terme. Il suffit de voir à quel point les motivations des personnages sont peu claires ou à quel point certains sont tout simplement inutiles à l’histoire (je pense notamment à celui de la flic). C’est vraiment dommage car le talent et la diversité du casting auraient pu aboutir sur une bonne dynamique si l’écriture avait été davantage soignée. Les scènes durant lesquelles on tente d’insuffler de l’émotion sonnent particulièrement faux et ne collent pas à l’ambiance du film. Les acteurs principaux (Jodie Foster, Sterling K. Brown, Dave Bautista) font donc du mieux qu’ils peuvent avec le matériel qu’on leur propose (les dialogues sont loin d’être fins – en tout cas en VF). Sofia Boutella endosse à nouveau un rôle de badass (même s’il lui va très bien, on aimerait la voir dans autre chose), tandis que les rôles de Jeff Goldblum et Zachary Quinto ne sont pas bien folichons.

La majeure partie du film se déroulant à l’intérieur de l’hôtel, on aurait pu s’attendre à un huis-clos tendu et nerveux, mais on se retrouve avec un film qui manque clairement de tension et d’inventivité. Il y a pourtant quelques belles idées de mise en scène et des choix de photographie intéressants (lors de la panne de courant), mais l’esthétique est finalement plombée par le manque d’intérêt de l’histoire. Et si le contexte des émeutes est mentionné à de nombreuses reprises, il ne constitue qu’un prétexte pour justifier l’atmosphère hostile dans les rues extérieures (en d’autres termes, il ne sert pas à grand-chose).

Malgré son casting prestigieux et son point de départ intriguant, Hotel Artemis ne reste qu’une série B sans saveur, mal écrite et pas assez développée. Un vrai gâchis.

 

+ : le casting

 : l’histoire et le sous-développement des personnages

LA scène : la scène de combat de Sofia Boutella

  • Note :  1,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

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