Papillon

Inspiré de faits réels, Papillon raconte la folle évasion d’Henri Charrière, un voleur du Paris des années 1930 condamné à la prison à perpétuité pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Il sera envoyé dans un bagne en Guyane française, perdu en pleine jungle, d’où il tentera à plusieurs reprises de s’échapper avec l’aide de Louis Dega, un célèbre faussaire. Il s’agit d’un remake du film de 1973, lui-même adapté de l’autobiographie de Charrière, surnommé Papillon à cause du tatouage qu’il abordait sur le torse. Cette version de 2017 est signée du réalisateur danois Michael Noer avec Charlie Hunnam dans le rôle-titre et Rami Malek dans celui de Dega. Malgré une histoire palpitante, la déception est tout de même au rendez-vous à la fin de la projection.

La faute revient en premier lieu à la réalisation de Noer qui est assez bancale. Le film ne contient pas énormément de scène d’actions mais ces dernières sont loin d’être extraordinairement filmées. On pense notamment aux scènes de combats entres prisonniers durant lesquelles la réalisation épileptique nous empêche de voir quoi que ce soit. De même, les choix de photographies, en particulier des éclairages de visages lors des scènes nocturnes, sont parfois douteux et n’apportent pas forcément un joli côté esthétique. Heureusement que les décors et l’utilisation de lumières naturelles contrebalancent un peu.

Quant à l’intrigue, située en grande partie dans le bagne, elle reprend toutes les étapes d’une évasion classique, n’offrant guère de surprise générale, mais maintenant tout de même notre attention. On regrette peut-être que la dernière partie du film soit légèrement bâclée, comparée au temps passé à nous montrer les horribles conditions de vie dans cette prison. Le film souffre aussi de quelques longueurs (il dépasse les 2h10). En revanche, la construction de la relation amicale entre Charrière et Dega vaut le détour grâce à l’excellente interprétation des deux comédiens. La prestance physique et la carrure de Hunnam face à la fragilité et la vulnérabilité de Malek résultent en une bonne alchimie qui fonctionne dès la première rencontre.

S’il est loin d’être novateur dans le genre du film d’évasion, Papillon peut compter sur ces deux acteurs talentueux et reste un bel exemple d’une histoire d’un homme qui ne perd jamais espoir.

 

+ : Charlie Hunnam et Rami Malek

– : réalisation bancale

LA scène : la scène de l’évasion, forcément

  • Note : 3 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

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