Every Day

Nouvelle adaptation d’un roman issu de la littérature young adult, Every Day raconte l’histoire de Rhiannon, une adolescente de seize ans qui va tomber amoureuse d’une personne mystérieuse surnommée « A » qui se réveille chaque matin dans le corps de quelqu’un d’autre.

Bien que ce concept original interpelle, on retombe malheureusement bien vite dans les clichés des films young adults, prévisibles à souhait. En fait, ce qui est surtout dommage, c’est que l’idée ne soit au final que très peu exploitée, même si des questions intéressantes sont amorcées (faut-il ou non intervenir dans la vie des gens et prendre des décisions à leur place ?). En réalité, j’aurais personnellement adoré voir cette intrigue dans un contexte de vie d’adultes avec les problèmes qu’elle engendrerait et donc avec un traitement de thèmes plus matures (même si, il faut l’avouer, Every Day effleure le sujet vers la fin du film). Mais on reste ici dans un contexte de lycée américain qui commence à être vu et revu, et qui tourne très vite en rond.

Le film cible néanmoins assez bien son public adolescent et, mine de rien, transmet un joli de message de tolérance et d’acceptation, car Rhiannon est amoureuse de la personne, peu importe son apparence physique et son genre. L’ensemble demeure malgré tout un peu trop gentillet et presque trop idéaliste pour paraître réel (même en mettant de côté l’aspect surnaturel).

Forcément, avec une idée de la sorte, le casting est extrêmement varié. Peu de visages marquent véritablement les esprits mais le film peut compter sur son interprète principale, Angourie Rice, qui s’en sort convenablement (même si son rôle était considérablement plus savoureux dans The Nice Guys). Les personnages secondaires ne bénéficient toutefois d’aucun développement important (que ce soit les amis de Rhiannon ou les membres de sa famille). Rien à dire concernant l’aspect visuel, puisque la grande partie du temps, le réalisateur Michael Sucsy (à qui on doit The Vow) se contente d’alterner les discussions champ-contrechamp. La réalisation se trouve au niveau de celle d’un téléfilm.

Si on risque d’oublier ce film très rapidement, on ose espérer qu’un jour cette idée soit exploitée avec une thématique plus adulte.

 

+ : l’idée de départ

 : trop gentillet

LA scène : la décision finale de « A »

  • Note : 2 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

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