Christopher Robin

Disney continue d’adapter ses franchises animées en longs-métrages filmés en prises de vues réelles. Le dernier projet en date est donc ce Christopher Robin, qui s’inspire des aventures de Winnie l’Ourson. Désormais adulte, Christopher (ou Jean-Christophe dans la version française) travaille pour une compagnie qui fabrique des bagages. Complètement absorbé par les affaires, il en oublie presque de passer du temps avec sa femme Evelyne et sa fille Madeleine. Mais un jour, alors qu’il doit impérativement trouver une solution pour relancer les chiffres de l’entreprise, il se retrouve nez à nez avec Winnie l’Ourson, qu’il n’avait plus revu depuis de nombreuses années.

Je vous avoue que je ne suis peut-être pas la meilleure personne pour parler de ce film, n’étant pas une adepte des histoires de Winnie l’Ourson. Mais en début d’année, j’ai visionné le film Goodbye Christopher Robin, avec Domhnall Gleeson, qui racontait comment Alan Alexandre Milne s’était inspiré de sa relation avec son fils pour écrire les aventures de Winnie l’Ourson. Divertissement sympa sans être transcendant, le film permettait une première approche de l’univers, peut-être plus adulte. Je me suis alors tout naturellement demandé comment Disney allait envisager son adaptation en live et j’admets avoir été quelque peu déroutée par le résultat final.

Christopher Robin est globalement divisé en deux parties, évoluant chacune dans des tons et des genres différents. La première est assez morne et visuellement sombre (au point que certains enfants dans ma salle aient presque peur pendant certaines scènes). Le personnage de Christopher est tellement dévoué à son travail qu’il en deviendrait presque antipathique. L’arrivée de Winnie redonne un peu de légèreté, même si l’histoire du duo tourne rapidement en rond. Puis arrive la deuxième partie, plus colorée et plus rythmée, qui se transforme rapidement en une aventure familiale avec tous les personnages de l’univers de Winnie l’Ourson. Disney oblige, le film se termine avec son abondance de belles valeurs si chères au studio.

Mais du coup, il manque quelque chose pour que les plus âgés soient totalement satisfaits : la vague de la nostalgie aurait, à mon avis, pu être beaucoup plus exploitée puisqu’elle est seulement effleurée. Les jeunes spectateurs retiendront probablement la dernière demi-heure qui leur est plus destinée (car on ne peut pas dire que la première partie soit très drôle). Quant au casting, si on peut compter sur un Ewan McGregor sympathique (paradoxal alors que son personnage ne l’est pas toujours) et une Hayley Atwell lumineuse, le surjeu de Mark Gatiss qui incarne le boss de Christopher, fatigue un peu par moment, et la jeune Bronte Carmichael n’est pas toujours très juste (le doublage n’aide pas). En revanche, le travail sur l’animation des personnages est franchement réussi puisqu’ils conservent l’aspect pelucheux des animaux qui les rend si attachants.

Il se peut donc que les afficionados du personnage de Winnie soient satisfaits de cette production. Personnellement, il m’a manqué une certaine magie pour être totalement envoutée par cette histoire.

 

: l’animation des peluches

– : le mélange de genres et de tons

LA scène : la dernière discussion entre Christopher et Winnie

  • Note : 2,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

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