Spider-Man : Into The Spider-Verse

Comme si Spider-Man n’était déjà pas assez apparu sur nos écrans ces dernières années, voilà qu’un film d’animation s’intéresse cette fois à l’homme-araignée ! Intitulé Spider-Man : Into The Spider-Verse, le film a la particularité de faire interagir plusieurs Spider-Man venant d’univers parallèles qui vont devoir s’unir pour empêcher le vilain Wilson Fisk de détruire les dimensions. Sans révolutionner le genre, la réunion de ces différentes versions de Spider-Man permet au moins de donner un peu de souffle aux films de super-héros.

On suit donc cette histoire au travers des yeux de Miles, un adolescent qui vit dans le quartier de Brooklyn, à New York. Comme les autres habitants de la ville, il sait que Spider-Man, alias Peter Parker, est présent pour combattre le crime. Mais un jour, Miles se fait piquer par une araignée qui semble lui donner les mêmes pouvoirs que le super-héros. L’existence de plusieurs Spider-Man serait donc possible ? L’adolescent se demande alors s’il devra, lui-aussi, consacrer à sa vie à protéger les habitants. A moins que le destin ne décide pour lui…

Si la quête initiatique de Miles ainsi que la fin du film n’ont rien de bien originaux, la rencontre entre ces différents Spider-Man mérite le coup d’œil. Leurs interactions offrent souvent des moments drôles et décalés, qui contrebalancent avec la banalité du « sauvetage de la ville ». Le récit se suit alors avec un certain plaisir, même s’il faut du temps pour qu’il se mette en place (le film approche aussi les deux heures – durée assez conséquente pour de l’animation). Et il faut bien l’admettre, Spider-Man reste probablement l’un des super-héros les plus attachants de l’univers Marvel, et ceci se transcrit tout à fait dans le film.

Mais ce qui fait surtout la force du long-métrage, c’est sa sublime animation, différente de ce qu’on a l’habitude de voir avec les autres grosses productions. Colorée, fluide, pop et inspirée des comics, elle nous en met plein les yeux, surtout dans les scènes où les personnages virevoltent entre les immeubles ou les arbres.

Concernant le doublage, s’il est vrai que le casting original est nettement plus alléchant, la version française ne s’en sort pas trop mal. Interprétant un Miles énergique, Stéphane Bak fait du bon boulot, bien meilleur que celui de Camélia Jordana qui ne sonne pas toujours très naturelle. Et je ne m’avancerai pas sur la « performance » des footballers qui doublent des petits personnages, tant le concept de choisir des « stars » au détriment de véritables acteurs m’horripile.

Spider-Man : Into the Spider-Verse apporte donc un peu de fraîcheur dans un univers de super-héros omniprésent sur nos écrans. Visuellement irréprochable, il séduit par son humour et par la sympathie qui se dégage de ses personnages.

 

+ : l’animation

 : le récit assez convenu

LA scène : la première rencontre entre tous les Spider-Man

  • Note : 3,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

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