Mary Poppins Returns

Mary Poppins, la plus célèbre des nounous, fait son grand retour au cinéma en cette fin d’année dans une suite sobrement intitulée Mary Poppins Returns. Dans les années 1930, Michael Banks vit toujours au 17 Cherry Tree Lane à Londres, mais il a bien grandi. Désormais père de trois enfants, il se remet difficilement du décès de son épouse survenu une année auparavant. Ses finances vont mal et sa maison est sur le point d’être confisquée. Mais c’était sans compter l’apparition magique de Mary Poppins, bien décidée à venir à nouveau en aide à la famille Banks.

Ce n’est un secret pour personne, Disney surfe sur la vague de la nostalgie depuis quelques temps déjà en revisitant ses grands classiques. Mais plus qu’un simple reboot, Mary Poppins Returns est bien une suite directe au film sorti en 1964. Exit Julie Andrews, la nounou porte cette fois les traits de l’actrice britannique Emily Blunt, tandis que le Michael adulte est interprété par Ben Whishaw. Tous les ingrédients de Disney sont là pour en faire un divertissement familial idéal pour les fêtes.

S’il y a bien un film qui nous fait redevenir des enfants, c’est celui-ci. Histoire de ne pas dépayser les amoureux du premier, la même recette a été conservée. Une jolie histoire sur la famille pleine de bons sentiments, avec la touche de folie de Mary Poppins. Il faut accepter les incohérences et les tours de magie, et se laisser transporter par les messages bienveillants du film. L’histoire est d’ailleurs sensiblement semblable à l’original (il y a plein de clins d’œil et de références), même si le point de départ, la détresse d’un Michael veuf et un peu désemparé, est une bonne idée et offre quelques moments émouvants.

Le long-métrage conserve aussi son lot de chansons (peut-être pas aussi entraînantes que celles du premier mais tout de même de qualité), comme l’utilisation d’une séquence animée en 2D (et bon sang ce que la 2D me manque par moment). On se retrouve alors avec un film coloré et rempli de bonne humeur qui, malgré la longueur (2h10), passe très vite.

Mais surtout, le film doit énormément à l’incroyable prestation d’Emily Blunt, absolument parfaite dans le rôle de cette nounou stricte et tendre à la fois. Difficile d’imaginer une meilleure actrice pour succéder à Julie Andrews. Je ne suis en revanche pas fan du jeu de Lin-Manuel Miranda qui incarne Jack, l’allumeur de réverbère – le nouveau Dick Van Dyke (je préfère largement l’auteur-compositeur à l’interprète). Le reste du casting s’en sort plutôt bien. Michael Banks est l’un des personnages les plus intéressants et merveilleusement interprété par Ben Whishaw. On valide Colin Firth en méchant banquier et on sourit devant le caméo insensé de Meryl Streep (est-ce qu’un film musical peut exister sans elle ?).

Spécialiste des comédies musicales (Chicago, Nine, Into the Woods), le réalisateur Rob Marshall remplit donc amplement son cahier des charges en faisant revivre Mary Poppins sous les traits de la géniale Emily Blunt. Si le manque d’originalité se fait sentir, l’essence du personnage est bien présente et c’est ce qui compte.

 

+ : Queen Emily Blunt

– : très semblable au premier

LA scène : The place where lost things go

  • Note : 3,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

3 commentaires

  1. C’est une critique très juste ! Comme toi, j’ai beaucoup aimé les prestations de Blunt, Firth et Streep. J’ai trouvé les autres personnages plus fades, d’autant plus qu’ils ne sont que de pales copies de l’équipe du premier opus.

    Aimé par 1 personne

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