The Wife

The Wife a bien failli être le film qui aurait permis à Glenn Close de remporter enfin un Oscar, mais l’Académie en a décidé autrement (Olivia Colman mérite amplement sa statuette). Adapté du roman éponyme écrit par Meg Wolitzer, le film raconte l’histoire d’un auteur américain, Joseph Castelman qui s’apprête à recevoir le Prix Nobel de littérature. Il se rend alors à Stockholm avec son épouse Joan qui semble ne plus trop supporter son mari pour des raisons encore mystérieuses. Mais la vérité risque d’éclater au grand jour mettant en péril la carrière de Joseph, ainsi que son couple.

Même si ce synopsis est plein de suspense, il ne faut pas plus de dix minutes au spectateur pour comprendre le pot aux roses. Je doute qu’on puisse parler de spoiler tant la bande-annonce laisse également présager que le film traitera du ghostwriting et du fait que l’époux n’aurait sans doute pas écrit son livre tout seul. Et c’est probablement là que se situe le problème du long-métrage : difficile de maintenir l’intérêt quand on voit directement où l’histoire va nous emmener. Dès lors, seul le moment fatidique où la vérité éclatera nous intéresse et il arrive malheureusement beaucoup trop tard dans le récit pour être utilisé à bon escient.

Certes, cela nous laisse du temps pour déceler toutes les subtilités du jeu de Glenn Close qui est au bord de l’implosion. Le film est d’ailleurs construit avec des flashbacks qui sont censés nous en apprendre davantage sur le passé du couple et les raisons qui ont poussé le personnage de Joan à agir de cette façon. Mais à part confirmer nos suppositions plutôt évidentes, ils n’apportent pas assez de profondeur aux personnages. La relation du couple est pourtant intrigante et peut-être qu’avec plus de subtilité, elle serait parvenue à capter davantage notre attention.

La mise en scène étant d’une grande banalité, elle laisse au moins la place aux acteurs de pouvoir évoluer à leur guise. Tout en retenue, Glenn Close livre une belle prestation remplie de justesse, tandis que Jonathan Price incarne à merveille ce mari qui a tendance à vouloir tout contrôler. Si leur couple bénéficie d’un meilleur traitement, on regrette que certains personnages secondaires ne soient pas développés convenablement. Je pense en particulier au journaliste/écrivain incarné par Christian Slater qui enquête sur le passé de Joseph, ou au fils interprété par Max Irons qui ne sert pas à grand-chose.

Malgré le talent de ses acteurs, The Wife peine à convaincre tant il narre une histoire vue et revue. Trop lisse et trop propre, il reste beaucoup trop conventionnel pour marquer les esprits.

 

+ : le casting

– : l’histoire extrêmement prévisible

LA scène : la confrontation

  • Note : 2 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

5 commentaires

  1. Han par rapport à la Favorite que j’ai détesté, j’ai adoré ce film. C’est vrai que l’histoire est prévisible, mais la qualité du jeu des acteurs est incroyable. La relation du couple est tellement bien maîtrisée dans son ambiguïté et sa subtilité… C’est pour l’instant mon coup de coeur dans la sélection de films aux oscars.

    Aimé par 1 personne

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