The Aftermath

Si de nombreux films s’intéressent à la Seconde Guerre mondiale, la plupart choisissent de ne pas développer leurs intrigues au-delà de la fin du conflit. On pouvait donc se réjouir de l’arrivée d’un long-métrage comme The Aftermath, qui se déroule à Hambourg, en Allemagne, quelques mois après la signature de l’armistice. On y suit l’arrivée de Rachael, une anglaise qui vient retrouver son mari, colonel dans l’armée et chargé de gérer la reconstruction de la ville. Tous deux vont désormais habiter dans une grande demeure qu’ils vont partager avec les anciens propriétaires : Stephen Lubert, un architecte allemand, récemment veuf, et sa fille Freda. Bien que Rachael soit réticente au premier abord, elle va petit à petit éprouver des sentiments pour Lubert…

Malgré son contexte très intéressant, le film se transforme malheureusement rapidement en une histoire d’amour un peu trop convenue. C’est dommage car les difficultés de l’après-guerre, qu’elles soient liées à la reconstruction d’une ville ou aux résistances de certains individus, peinent à être convenablement développées alors qu’elles avaient un fort potentiel narratif (l’intrigue de Freda et son ami est particulièrement bâclée). Le réalisateur James Kent préfère s’attarder sur le triangle amoureux sans pour autant nous présenter des personnages novateurs (mais peut-être est-ce la faute du roman dont le film est l’adaptation ?). Lubert manque notamment d’épaisseur et la psychologie de Lewis, le mari de Rachael, aurait également pu être plus recherchée.

Ces petits défauts sont parfois gommés par les bonnes prestations des acteurs. Comme toujours, Keira Knightley est très à l’aise dans ce genre de rôle, qui est d’ailleurs un peu plus dramatique que d’habitude. Ses partenaires masculins, Jason Clarke et Alexander Skarsgård ont moins de choses à se mettre sous la dent, mais ils restent parfaitement convaincants. Même son de cloche du côté formel : aucune prise de risque n’est à relater dans la mise en scène de James Kent qui fait son job, ni plus, ni moins. Après un début en dents de scie, le film suit ensuite son cours avec un rythme assez adéquat, malgré quelques scènes répétitives.

On espérait donc que The Aftermath soit quelque chose de plus tendu ou mystérieux et on se retrouve au final avec un film très gentillet. Alors certes, les adeptes des periode dramas seront ravis et passeront sans doute un agréable moment, mais les autres risqueront de trouver l’ensemble assez prévisible et trop mou.

 

+ : le casting

 : trop gentil

LA scène : la scène au piano

  • Note : 2,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

Un commentaire

  1. J’aime bien Keira Knightley, mais j’avoue que là, le film ne m’inspire guère. Il paraît que ça rutile comme un sou neuf. Sur le même contexte, je conseille le beaucoup plus ancien mais très bon « Berlin Express » de Jacques Tourneur avec l’excellent Robert Ryan voire, plus récent, « the good German » de Soderbergh avec Clooney et Blanchett.

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