Gloria Bell

Une année après Disobedience, le réalisateur chilien Sebastián Lelio continue de s’intéresser aux portraits de femmes en signant Gloria Bell, remake de son propre film Gloria, sorti en 2013. Le long-métrage met en scène Gloria, une femme mûre divorcée qui aime danser en boîte de nuit. Un soir, elle fait la rencontre d’Arnold et tombe rapidement sous son charme. Mais alors que leur relation semble pleine d’espoir, la réalité du quotidien va vite les rattraper.

Gloria Bell fait partie de ces films que je trouve compliqués à critiquer tant il m’a laissée indifférente. J’ai eu de la peine à m’attacher à l’histoire de Gloria, ainsi qu’aux divers personnages. Certes, le film dresse un joli portrait de femme comme on en voit peu, mais le scénario manque d’énergie et d’enjeux plus conséquents pour nous maintenir captivés. D’ailleurs, les 102 minutes du film m’ont paru plus longues qu’Endgame, la preuve que le rythme constitue un vrai problème.

On adhère également difficilement à la romance entre Gloria et Arnold à cause de ce dernier, extrêmement froid et distant : un rôle certes pas évident à interpréter mais John Turturro s’en sort globalement bien. Il y a pourtant des pistes intéressantes qui auraient mérité d’être approfondies. Je pense notamment au contexte familial de Gloria dont il est question un certain temps avant d’être soudainement éclipsé (alors que la scène du repas soulève des éléments pertinents). Sans parler du personnage d’Arnold dont le comportement mystérieux fatigue au bout d’un certain temps. Heureusement que Julianne Moore est présente pour donner vie au personnage de Gloria. Si la sublime actrice irradie totalement l’écran, on aurait aimé que Gloria reste moins passive et agisse avec plus de fougue, comme c’est le cas dans l’avant-dernière scène du film.

La mise en scène et la réalisation ne m’ont pas non plus transportée. J’ai trouvé que Lelio avait tendance à se répéter un peu dans ses choix de cadrage. L’usage de la musique, qui appuie par moment beaucoup trop les scènes, manquait aussi un peu de subtilité (même si c’est un plaisir d’entendre Julianne Moore chantonner dans sa voiture).

Je ne suis sans doute pas le public cible de ce genre de production et j’aurais aimé donner une meilleure note à ce film, mais j’ai vraiment eu de la peine avec cette histoire et ces personnages. Peut-être que d’autres, je l’espère, seront plus réceptifs.

 

+ : Julianne Moore

– : longuet

LA scène : l’avant-dernière

  • Note : 2 / 5

 

La bande-annonce :

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.