Aladdin

Parmi tous les remakes live action de Disney, je crois qu’Aladdin était probablement celui qui m’intriguait le plus car le projet se trouvait entre les mains de Guy Ritchie, un réalisateur que j’apprécie beaucoup (on lui doit notamment les deux Sherlock Holmes, The Man from U.N.C.L.E. ou encore dernièrement King Arthur). On pouvait donc espérer que sa version d’Aladdin soit moins lisse que les autres adaptations et qu’il puisse un peu se démarquer des autres productions. Loin d’être la catastrophe que les premières images laissaient présager, Aladdin se révèle être un honnête divertissement.

Comme ses prédécesseurs, Aladdin ne s’éloigne pas trop du produit original. L’histoire de ce live action est donc sensiblement la même, à l’exception de quelques nouveautés concernant notamment le personnage de Jasmine, plus approfondi que celui du dessin animé et accompagné d’une servante. Le film se dote ainsi d’un côté plus féministe, tout à fait actuel, qui peut en plus compter sur l’interprétation pleine de panache de Naomi Scott. Même s’il ne parviendra jamais à remplacer Robin Williams, Will Smith fait également un travail honorable dans le rôle du génie, sans trop tomber dans l’excès et sans éclipser l’intrigue des autres personnages. En revanche, les interprétations de Mena Massoud (Aladdin) et Marwan Kenzari (Jafar) m’ont un peu moins convaincue : j’ai trouvé le premier un peu terne et le second parfois légèrement dans l’excès.

Autre élément qui aurait mérité plus de travail : le visuel. J’ai l’impression de me répéter au fil des critiques, mais il parait légitime d’attendre qu’une production de la sorte soigne mieux ses effets spéciaux. Ceux du génie sont particulièrement bancals (Will Smith regarde parfois dans le vide) et la caméra virevoltante de Guy Ritchie rend quelques plans flous. D’ailleurs, le réalisateur ne semble pas avoir pu imposer son propre style au long-métrage tant la mise en scène manque de personnalité, à l’exception d’une poignée de plans qui contiennent ses effets favoris (les ralentis ou revoir une scène sous un autre angle). Et c’est dommage quand on sait de quoi le cinéaste est capable. L’univers kitsch desservi par les costumes et les décors très colorés ne plaira pas à tout le monde, mais cette ambiance est totalement assumée.

Malgré tous ces défauts, le film se suit avec un certain plaisir, en particulier si vous aimez cette histoire. Il dépasse certes les deux heures, mais grâce à son rythme soutenu, la séance file et le récit est fluide. Les scènes musicales débordent d’énergie et les chansons sont toujours aussi entrainantes. Et peut-être qu’il n’en fallait pas plus pour passer un bon moment.

 

+ : Naomi Scott et les scènes musicales

 : les effets spéciaux

LA scène : Speechless !

  • Note : 3 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

6 commentaires

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