Parasite

C’est plutôt rare que je me précipite en salle pour visionner le lauréat d’une Palme d’Or, mais les avis étant presque tous unanimes, j’avais vraiment hâte de découvrir le nouveau long-métrage de Bong Joon-ho. Loin de connaitre la filmographie du réalisateur sud-coréen sur le bout des doigts, j’avoue avoir un énorme coup de cœur pour Snowpiercer que je recommande souvent à mon entourage. Il aura donc fallu attendre la sortie suisse de Parasite pour me forger enfin ma propre opinion en espérant qu’elle rejoigne celle de la majorité des spectateurs.

Comme souvent, il vaut mieux se rendre en salle avec le moins d’information concernant l’intrigue pour profiter pleinement de tous les retournements de situation. Disons simplement que Parasite raconte l’histoire de la famille de Ki-taek dont tous les membres sont au chômage. Après avoir été recommandés par un ami, ils vont progressivement réussir à s’infiltrer dans une famille richissime afin de les arnaquer. Mais bien évidemment, les actions auront de terribles conséquences auxquelles personne ne sera préparé.

J’aime beaucoup la façon dont Bong Joon-ho a de raconter ses histoires en proposant toujours quelque chose de très métaphorique, avec des niveaux de lectures différents (c’était déjà le cas avec Snowpiercer mais aussi avec Okja). Parasite n’échappe pas à la règle et je défie toute personne de réussir à le classer dans un genre particulier tant plusieurs atmosphères se dégagent du film : comédie noire, drame, film d’horreur, farce, satire sur notre société et sur les classes sociales, film sur la famille… Une telle diversité et une telle originalité qui font du bien dans le paysage cinématographique actuel. L’histoire prend alors des tournures absolument inattendues grâce à l’imprévisibilité des actions des personnages. Pas de doute, un deuxième visionnage sera probablement nécessaire pour en saisir tous les petits détails.

Autre grand point fort de Bong Joon-ho : sa mise en scène. Le film étant presque un huis-clos, il parvient à donner beaucoup de fluidité aux déplacements de sa caméra dans cette immense demeure où se déroule la majeure partie des scènes. Seule ombre au tableau : la gestion du rythme qui, de mon côté, m’a semblé un peu trop en dents de scie. Le début du film prend son temps avant d’accélérer grandement pour finalement un peu patiner en fin de long-métrage. Mais la justesse des comédiens, emmenés par l’excellent Sang Kang-ho, l’acteur fétiche du réalisateur, nous ferait presque oublier ce petit défaut.

Original, frais et bien exécuté, Parasite a sans doute mérité sa Palme d’Or (n’ayant pas vu les autres films, je ne peux me prononcer que sur la qualité de celui-ci).

 

+ : le scénario

 : le rythme en dents de scie

LA scène : la répétition d’une scène

  • Note : 4,25 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

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