Spider-Man : Far From Home

Spider-Man : Far From Home est le huitième film centré sur l’homme-araignée depuis 2002. On ne va pas se mentir : même si le choix de Tom Holland pour incarner Spider-Man s’est avéré être une excellente idée et s’il parvient à rendre ce personnage encore plus sympathique qu’il ne l’est à la base, on commence sérieusement à tourner en rond au niveau des intrigues. Dans la lignée de Homecoming, ce Far From Home est donc un agréable divertissement qu’on risque malheureusement d’oublier assez rapidement.

Si vous êtes l’une des rares personnes à n’avoir pas encore vu Avengers : Endgame, passez votre chemin puisque Far From Home débute quelque temps après les tragiques événements du blockbuster sorti en mai dernier. L’absence de Tony Stark pèse beaucoup sur le moral de Peter qui va profiter d’un voyage en Europe avec sa classe pour oublier ses devoirs de super-héros et essayer d’avouer les sentiments qu’il ressent à MJ. Mais l’arrivée d’un terrible monstre risque de perturber les paisibles vacances du lycéen qui va devoir s’associer avec l’intriguant Mysterio…

Après un début plutôt chaotique durant lequel le film peine à trouver un bon rythme, Far From Home décolle enfin à mi-parcours après des révélations qui modifient considérablement les enjeux. Sans en révéler la teneur, ces changements redonnent du souffle à l’histoire, à défaut de proposer des nouvelles réflexions. On nous présente en effet le même perpétuel débat interne de Peter qui n’arrive pas à gérer le poids de ses responsabilités en tant que super-héros et sa vie d’adolescent. Le long-métrage reste donc léger et un peu maladroit, à l’image de son protagoniste, et il n’est donc pas étonnant qu’on termine la séance avec un air de déjà-vu… jusqu’à l’arrivée des scènes post-générique qui remettent tout le film en perspective. Je trouve même que le long-métrage aurait dû se terminer avec la première, tant elle aurait constitué une fin idéale (car j’ai l’impression que les placer après le générique les décrédibilise un peu).

Sinon, l’atmosphère générale reste sensiblement la même que dans Homecoming avec cet humour parfois un peu lourd et répétitif alors que les scènes plus dramatiques sonnent souvent plus justes. Le réalisateur Jon Watts nous propose à nouveau une mise en scène et des effets spéciaux très classiques pour un film sur Spider-Man (alors que le potentiel est énorme), à l’exception de quelques idées intéressantes liées à ce fameux twist. On regrette aussi que le voyage serve uniquement de prétexte pour varier les décors car il n’apporte aucun élément significatif (on a même le droit aux traditionnels clichés des villes européennes).

Tom Holland continue sur sa lancée et conserve cette naïveté qui lui va si bien. On sent qu’il est surtout très à l’aise dans les scènes plus dramatiques, comme il l’a déjà prouvé auparavant. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur de ses capacités. Quant à Mysterio, incarné par Jake Gyllenhaal qui fait son arrivée dans le MCU, il ne bénéficie pas non plus d’une écriture à la hauteur du talent de son comédien qui ne livre sans doute pas sa meilleure performance, même si quelques scènes lui permettent de s’amuser.

Sympathique blockbuster estival, Spider-Man : Far From Home peut compter sur l’énergie de Tom Holland et la bonne humeur de son personnage principal pour nous faire passer un chouette moment. Mais le film est loin d’être mémorable.

 

+ : la sympathie de Tom Holland

 : les problèmes d’écriture

LA scène : le twist (et la première scène post-générique)

  • Note : 3 / 5

 

La bande-annonce :

 

Un commentaire

  1. Pas si inintéressant ce personnage de Mysterio, comme l’était déjà le Vautour de l’épisode précédent subissant de plein fouet la loi inique du marché. C’est assez curieux d’ailleurs de voir comment la Marvel, empire du divertissement sous bannière Disney, s’empare de sujets politiques et sociaux pour en pointer les défaillances : ici le règne de l’illusion, de la manipulation à grande échelle, là la cause féminine, avant cela un hommage remarqué à la communauté afro américaine, j’en passe. C’est sans doute très opportuniste, mais ça fait l’objet d’un plan com assez efficace et pas seulement abrutissant (une once d’intelligence qui manque sans doute aux blockbusters de M. Besson).

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