The Goldfinch

The Goldfinch est l’adaptation du roman éponyme de Donna Tartt, qui a remporté le prix Pulitzer de la fiction en 2014. Le film raconte le destin de Théo, un garçon de treize ans, dont la vie va être chamboulée à la suite d’un attentat au Metropolitain Museum of Art de New York durant lequel sa mère meurt. Théo va devoir reconstruire sa vie et son destin sera mystérieusement lié à celui du célèbre tableau de Carel Fabritius : « Le Chardonneret ».

N’ayant pas lu le roman de Donna Tartt, je ne peux me prononcer sur la qualité de celui-ci, mais il y a fort à parier que le récit imaginé par l’écrivaine est beaucoup plus fluide dans le livre qu’il ne l’est dans le film car dans ce dernier, le rythme ne suit pas et la narration s’éparpille beaucoup trop. L’histoire n’est pourtant pas dénudée de sens et propose même une approche complexe de la notion de culpabilité au travers de ce garçon qui doit apprendre à reconstruire sa vie après ce terrible traumatisme. Mais les choix du réalisateur John Crowley en matière de montage et de scénario ne semblent pas être les plus judicieux, tant ils s’attardent sur des événements insignifiants et font l’impasse sur d’autres qui paraissent nettement plus intéressants. On passe par exemple énormément de temps avec le Théo de treize ans qui va être recueilli par des familles différentes. Bien que certaines scènes soient absolument nécessaires pour comprendre la psychologie du personnage, d’autres ont tendance à se répéter et empêchent alors d’approfondir les conséquences du traumatisme du Théo adulte.

La mauvaise gestion des allers-retours n’aide pas et il arrive donc que l’ennui pointe parfois le bout de son nez, surtout dans une production de 2h30. Il manque au film une véritable tension et des scènes marquantes qui pourraient lui redonner du souffle. D’ailleurs, le fameux twist qui bouleverse le récit dans sa deuxième partie arrive beaucoup trop tard pour être entièrement approfondi.

Le film peut au moins compter sur ses comédiens dévoués et plutôt bons dans leurs rôles respectifs. Mais quand on voit à quel point Ansel Elgort peut proposer un jeu dense et subtil, on regrette justement que son temps d’écran soit nettement inférieur à celui du jeune Théo, incarné par Oakes Fegley. Quant à l’aspect formel du long-métrage, on notera la très belle photographie de Roger Deakins, qui permet au moins d’apprécier quelques plans, même si l’ensemble de la réalisation reste assez classique pour le genre. Drame oblige, les violons sont aussi de sortie mais ils auraient quelques fois mérité d’être plus discrets.

The Goldfinch nous propose donc une histoire intéressante et originale, mais qui rate totalement son passage entre le roman et le grand écran. Dommage !

 

+ : les acteurs

– : la narration et le rythme

LA scène : le twist

  • Note : 2,25 / 5

 

La bande-annonce :

 

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