Maleficent : Mistress of Evil

On commence à connaître la chanson : dès qu’un film remporte du succès au box-office, la probabilité qu’une suite voie le jour augmente considérablement et encore plus lorsqu’il s’agit d’un long-métrage estampillé Disney. Ce n’est donc pas vraiment une surprise de voir la suite de Maleficent, sorti en 2014, débarquer sur nos écrans. Angelina Jolie et Elle Fanning rempilent dans les rôles de la méchante sorcière et de la princesse Aurore, pour une intrigue qui tourne autour du mariage entre Aurore et le Prince Philippe qui, bien évidemment, ne va pas se passer comme prévu.

Si le premier film tentait de réinventer le conte de la Belle au Bois Dormant, ce deuxième volet cherche à renforcer les liens entre la sorcière et sa filleule, sur fond de guerre entre le royaume des hommes et celui des créatures qui peuplent la forêt. Une intrigue pas spécialement alléchante qui, en plus, se dote d’un scénario extrêmement prévisible. Je n’avais beau avoir que très peu de souvenirs du premier film, j’ai eu l’impression de me retrouver face à une pâle copie. On nous rabâche le fait que Maléfique n’est pas aussi terrible que ce que l’on croit et qu’il faut trouver un moyen d’unir les deux royaumes (Aurore et Philippe feront office d’arbitre entre les deux camps).

Mais étonnamment, ce n’est pas vraiment l’intrigue qui m’a le plus dérangée dans ce film (on est chez Disney, il ne fallait donc pas s’attendre à quelque chose d’extraordinaire), mais plutôt les effets spéciaux et la direction artistique. Le film atteint presque les deux heures et je dois avouer que j’ai trouvé la première moitié immonde. D’abord, le long-métrage était extrêmement mal éclairé : on ne voyait strictement rien pendant les scènes de nuit. Peut-être que ma salle de cinéma n’avait pas les meilleurs réglages en termes de contrastes, mais je n’ai jamais dû autant lutter pour essayer de voir ce qu’il se passe. La faute revient donc à une mauvaise photographie mais surtout à un montage catastrophique et épileptique, qu’on retrouvait aussi dans les scènes de jour. Il y a aussi beaucoup d’effets « 3D » dans le début du film qui rendent mal lorsqu’on le regarde pendant une séance 2D.

Fort heureusement, le dernier tiers s’améliore et le montage semble plus posé, bien qu’on mette en scène une guerre entre les différentes créatures (ou alors ce sont mes yeux qui commençaient à s’habituer). Les effets spéciaux avaient l’air plus travaillés et l’ensemble un peu plus cohérent (en même temps, la bataille a lieu de jour, peut-être que ça aide). Mais ces petites améliorations ne parviennent toutefois pas à relever le niveau du film qu’on oubliera très vite, malgré la présence de jolis noms comme Angelina Jolie (la seule qui mérite le déplacement), Elle Fanning, Michelle Pfeiffer ou Sam Riley. Ces acteurs ont beau essayé de faire ce qu’ils peuvent pour nous maintenir en haleine, la pauvreté de l’écriture de leurs rôles les empêche de délivrer des prestations sensationnelles.

Suite complètement dispensable, Maleficent : Mistress of Evil est à réserver aux amoureux inconditionnels du premier volet. Les autres risquent de s’ennuyer (et d’avoir mal aux yeux).

 

+ : Angelina Jolie

 : le montage épileptique

LA scène : le dîner chez les parents de Philippe

  • Note : 1,5 / 5

 

La bande-annonce :

 

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