Ford v Ferrari

Ford v Ferrari (ou Le Mans 66) s’inspire de faits réels et raconte le duel entre les deux constructeurs automobiles pendant la célèbre course des 24 heures du Mans en 1966. En perte de vitesse, l’entreprise Ford cherche à marquer un grand coup en se lançant sur le circuit des courses automobiles. Carroll Shelby, un ancien pilote ayant remporté le Mans en 1959, est alors appelé à la rescousse pour imaginer une voiture capable de battre les Ferrari. Mais son amitié avec le pilote et mécanicien anglais Ken Miles, ne sera pas au goût de l’entreprise et risquera de compromettre la réussite du projet.

Pour quelqu’un qui n’aime ni les voitures, ni les courses automobiles, j’ai passé un excellent moment devant ce Ford v Ferrari. J’imagine donc aisément que s’il s’agit d’un sujet que vous aimez, vous risquez d’apprécier encore plus ce long-métrage de James Mangold. Le film a beau dépasser les deux heures trente, on ne voit absolument pas le temps passer. Mangold a soigné son montage et a parfaitement rythmé ses scènes, en particulier celles des courses qui sont calquées sur les partitions de Marco Beltrami et Buck Sanders. Qu’on connaisse ou non l’issue de ces courses, la tension demeure et on ressent la même adrénaline que les pilotes. On pourrait peut-être reprocher au film son classicisme, notamment dans sa narration qui ne révèle aucune grande surprise, mais l’ensemble reste très efficace (et un peu différent de ce qu’on voit ces derniers temps).

Au-delà du jargon automobile et de l’enjeu autour des courses et de l’industrie, c’est probablement les personnages et leurs relations qui m’ont le plus intéressée. Il y a bien sûr l’amitié entre Shelby (Matt Damon) et Miles (Christian Bale) qui sera mise à rude épreuve. L’osmose entre les deux hommes donne pourtant lieu à de savoureux échanges remplis de complicité. Certains reprocheront peut-être à Christian Bale d’en faire un peu trop, mais personnellement, j’adhère totalement à son jeu et je trouve qu’il colle entièrement à son rôle au tempérament de feu. Plus posé, Matt Damon interprète la tête pensante avec beaucoup de justesse. Mais c’est peut-être la relation entre Miles et sa famille qui m’a le plus touchée, en particulier les scènes entre le père et son fils, incarné par la star montante Noah Jupe (ce jeune acteur ira très loin), toujours aussi impressionnant.

On ne s’ennuie donc pas une seule seconde devant ce Ford v Ferrari qui, malgré un certain classicisme, reste terriblement efficace et peut compter sur le talent de son casting pour livrer d’excellentes performances. Une belle surprise !

 

+ : les acteurs

– : pas de grande surprise narrative

LA scène : l’accident lors des essais

  • Note : 4,25 / 5

 

La bande-annonce :

 

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.