Last Christmas

A l’image des films historiques, le genre de la comédie romantique a tendance à disparaître du grand écran. Si l’une d’entre elles réussit à trouver le chemin des salles, c’est qu’elle doit être un peu spéciale. Et il est vrai que sur le papier, ce Last Christmas avait l’air plutôt sympathique, avec son esprit de Noël et son casting emmené par Emilia Clarke, la mère des dragons de Game of Thrones et Henry Golding (Crazy Rich Asians). Les deux acteurs sont en plus accompagnés par Emma Thompson qui a aussi co-écrit le scénario. Je ne m’attendais donc pas au film du siècle, mais à une comédie romantique feel-good et idéale pour les fêtes. Le résultat n’a toutefois pas été à la hauteur de mes espérances.

Last Christmas nous raconte l’histoire de Kate, 26 ans, qui enchaîne les galères. Sans domicile fixe, elle crèche chez des amis pour éviter de retourner vivre chez ses parents avec qui elle partage une relation assez tendue. Son travail de « lutin » dans un magasin de Noël ne lui plaît guère et la jeune femme rêve secrètement de faire carrière dans la chanson. Un jour, elle rencontre Tom qui lui apporte un autre regard sur la vie.

Malgré la simplicité de son scénario et la dose de bons sentiments qu’il cherche à déverser, Last Christmas peine à exploiter complètement toutes ses thématiques. On pourrait croire que l’histoire d’amour est au centre de l’intrigue, mais elle est parfois éclipsée par le développement personnel de Kate qui tente de trouver un sens à sa vie. Encore faut-il adhérer au jeu d’Emilia Clarke qui, même si elle est moins caricaturale que dans Me Before You, reste encore parfois très maniérée (mais elle a une très jolie voix).

Le lien avec les SDF est également loin d’être totalement réussi selon moi, tout comme le traitement des relations que Kate partage avec les membres de sa famille qui ont dû fuir l’Ex-Yougoslavie à cause de la guerre. Bien sûr, cela offre quelques scènes savoureuses qui mettent en scène une Emma Thompson incroyable en mère croate envahissante, mais comme pour le reste, on survole tellement les sujets qu’on bascule presque dans du cliché. Quant au twist final, il apporte un nouveau souffle intéressant à l’histoire, même si, personnellement, je l’avais déjà percé à jour au bout de dix minutes.

Sachez finalement que l’atmosphère de Noël sert surtout de prétexte pour contextualiser le travail de Kate, mais la fête ne tient pas une place prépondérante dans l’histoire. En revanche, elle nous permet à nouveau d’admirer les lumières et les décorations de Londres, le décor idéal pour les fêtes de fin d’année. Enfin, c’est surtout l’occasion de nous bombarder de chants de Noël auxquels se mêlent les chansons de George Michael, dont la fameuse Last Christmas qui donne son titre au film et qui joue un rôle particulier.

Il faut donc prendre ce film pour ce qu’il est : un téléfilm de Noël amélioré qu’on apprécie de voir sur grand écran. Mais Last Christmas ne renouvellera certainement pas le genre et ne risquera pas de marquer les esprits.

 

+ : les lumières londoniennes et le twist

 : le scénario très gentillet

LA scène : la révélation du twist

  • Note : 2,5 / 5

 

La bande-annonce :

 

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