Play

Le genre du found footage est souvent utilisé dans les films horrifiques : vous savez, il s’agit du procédé qui veut nous faire croire que les images du film que nous regardons sont issues d’une caméra personnelle. Cela donne un côté amateur au film qui, c’est vrai, est souvent exploité dans les films d’horreur (Le Projet Blair Witch ou Paranormal Activity). Pour leur troisième collaboration, le réalisateur Anthony Marciano et l’acteur Max Boublil ont choisi ce style esthétique pour nous raconter la vie de Max, qu’il a filmée depuis ses treize ans en 1993. Vingt ans plus tard, Max nous montre ses images qui retracent son adolescence et son entrée dans la vie d’adulte, entre rires et larmes, toujours accompagné de ses fidèles amis.

Les premières images suffisent à nous convaincre de l’efficacité du concept de Play. Véritable plongée dans les années 1990, le film ravira les personnes ayant grandi ou vécu durant cette époque et qui se souviendront de la culture, des habits ou encore de la musique de cette décennie. Il règne ainsi un doux parfum de nostalgie sur ce long-métrage qui étonne aussi par sa fraîcheur et sa sincérité. On rit de bon cœur devant les bêtises de ces adolescents qui grandissent sous nos yeux. Même si la présence de la caméra dans certaines scènes peut quelquefois intriguer, on y croit volontiers. Bien évidemment, le concept débouche parfois sur des images cadrées maladroitement ou coupées à des moments étranges, mais c’est ce qui donne tout son charme à cette histoire, tout comme le passage d’une image 4/3 un peu granuleuse à une image allongée et plus nette.

Absolument crucial avec ce genre de procédé, le montage se révèle aussi étonnement efficace bien que le concept s’essouffle tout de même en fin de long-métrage, avec une intrigue qui perd un peu de son intérêt et qui devient très prévisible. Malgré tout, l’énergie des comédiens et la justesse de leur jeu nous permet d’oublier ces quelques petits défauts. Cela fait du bien de voir un casting d’adolescents à l’aise dans leur rôle et vraiment crédibles. Les jeunes ont d’ailleurs particulièrement été bien choisis puisque la ressemblance avec leurs homologues adultes est frappante (pour une fois). Seule petite ombre au tableau : Max Boublil qui, même si son rôle lui colle à la peau, manque encore un peu de force dans les scènes plus dramatiques.

Agréable surprise de ce début d’année, Play exploite convenablement son concept et nous fait passer un agréable moment en compagnie de personnages sympathiques.

 

+ : le concept…

 : … qui s’essouffle en fin de long-métrage

LA scène : le premier jour du permis

  • Note : 3,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

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