The Invisible Man

La bande-annonce de The Invisible Man avait fait parler d’elle au moment de sa sortie : très efficace, elle laissait envisager un thriller horrifique intelligent et malin, emmené par une Elisabeth Moss complètement à l’aise dans ce genre de rôle depuis son interprétation de June dans The Handmaid’s Tale. Prenant à nouveau mon courage à deux mains (ça devient une habitude), je me suis rendue dans les salles pour tenter de percer à jour le mystère autour de cet homme invisible. Sans être parfait sur toute la longueur, le film ravira sans doute les adeptes du genre.

Si le long-métrage offre une première partie terrifiante et extrêmement tendue, la deuxième se révèle en revanche beaucoup moins convaincante. Le film commence en effet par raconter la fuite de Cecilia, terrorisée par son petit-ami manipulateur. Elle apprend deux semaines plus tard que ce dernier s’est suicidé et qu’elle hérite d’une bonne partie de sa fortune. Mais si son calvaire semblait être enfin terminé, elle sent une présence autour d’elle et devient le témoin d’étranges évènements qui remettent en doute sa santé mentale.

Toute cette partie est particulièrement bien construite avec une ambiance anxiogène où la tension est constante. La mise en scène de Leigh Whannell est inspirée et le réalisateur australien soigne particulièrement ses cadrages pour jouer avec la présence de cet homme invisible. Le côté paranoïa, renforcé par l’étonnante performance d’Elisabeth Moss, fonctionne donc à merveille avant de basculer malheureusement dans des facilités scénaristiques et dans une deuxième partie trop tape à l’œil. Ce n’est pas non plus une catastrophe et il reste quand même des scènes très efficaces, mais l’action plombe un peu cette atmosphère si particulière qu’on avait en première partie. La subtilité disparait un peu au profit de moments plus poussifs où les placements de caméra ont tendance à parfois se répéter un peu.

Malgré tout, l’interprétation impeccable d’Elisabeth Moss parvient à nous faire oublier les nombreuses incohérences et facilités scénaristiques (même si, soyons honnêtes, le réalisme n’est sans doute pas le but d’un tel film). Habituée à jouer les femmes traumatisées, elle réussit parfaitement à transformer la détresse qui caractérise son personnage en une force qui devient même dangereuse. Ses partenaires masculins n’étant clairement pas à la hauteur de son jeu, elle porte définitivement le film sur ses épaules.

Les personnes qui aiment frissonner seront probablement comblées en voyant The Invisible Man. Si la plupart des spectateurs s’accorderont sur la première partie très réussie, la deuxième, beaucoup plus conventionnelle, risque de ne pas satisfaire tout le monde.

 

+ : Elisabeth Moss

– : la deuxième partie trop rocambolesque

LA scène : celle du restaurant

  • Note : 3,5 / 5

 

La bande-annonce :

3 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.