Dark Waters

Basé sur des faits réels, Dark Waters revient sur le scandale qui entoure l’entreprise chimique américaine DuPont, responsable d’un empoisonnement des eaux en Virginie Occidentale. L’affaire, qui est d’ailleurs toujours en cours, a été révélée par l’avocat Robert Bilott, interprété par Mark Ruffalo, qui a défendu un agriculteur dont les vaches mourraient mystérieusement. Le film retrace le long combat qu’a mené cet homme pour dénoncer les agissements de cette entreprise afin qu’ils soient connus de tous.

Réalisé par Todd Haynes (Carol), Dark Waters fait partie de ces films aux sujets absolument révoltants qu’il semble important de mettre en lumière. Comme beaucoup l’ont déjà évoqué, le long-métrage illustre parfaitement le combat de David contre Goliath : le petit avocat qui tente de s’attaquer à une gigantesque entreprise qui essaie d’étouffer l’affaire. Un peu à la manière de Richard Jewell, sorti la semaine passée, Dark Waters parvient à maintenir une certaine forme de suspense, qu’on connaisse ou non le sujet. On reste en effet scotché devant les révélations qui arrivent au compte-goutte et on suit l’avancée de l’enquête avec beaucoup d’attention. Malgré tout, le film compte quelques baisses de régime, notamment à mi-parcours, qui pèsent un peu sur le rythme du long-métrage qui dépasse les deux heures. Peut-être que certaines personnes le trouveront également assez complexe au point d’être un peu perdues par moment (c’était le cas d’une dame de ma rangée qui posait sans cesse des questions à son mari) : personnellement, je trouve au contraire qu’il explique convenablement les enjeux et les problèmes qui entourent cette affaire, en particulier lorsque Robert expose ses résultats aux autres personnages.

Dark Waters a beau être très bavard, il n’en soigne pas moins son esthétique, en particulier sa photographie qu’on doit à Edward Lachman. Le film joue notamment sur les contrastes en privilégiant les images ternes et grises lorsqu’il montre les terrains du fermier, et des éclairages plus lumineux quand des membres de DuPont sont dans le cadre. Ces jeux de lumières renforcent parfois le côté angoissant du film, bien aidé par la partition de Marcelo Zarvos.

Finalement, le film peut compter sur une solide performance de Mark Ruffalo qui porte le film sur ses épaules. Si l’acteur a l’air de faire quelquefois un peu trop la moue, il se révèle d’une grande justesse lorsqu’il laisse ses émotions prendre le dessus, que ce soit pendant des scènes où il s’énerve ou quand il se montre plus vulnérable. Anne Hathaway, qui incarne la femme de Robert, amène une touche féminine bienvenue, même si son rôle est loin d’être extraordinaire.

Avec son sujet passionnant, mais absolument révoltant, Dark Waters est donc un long-métrage nécessaire qui met en lumière une terrible tragédie qui nous touche malheureusement tous.

 

: le sujet

 : des baisses de régime

LA scène : quand Robert explique l’empoisonnement à sa femme

  • Note : 3,75 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

2 commentaires

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