The Peanut Butter Falcon

Quel plaisir de pouvoir retourner dans les salles obscures après plus de trois mois sans cinéma !

Je suis ravie de vous retrouver, de replonger dans mes critiques et de redonner vie au blog. Le redémarrage se fera sans doute en douceur, au gré des nouvelles sorties, mais toujours avec la même passion.

Et quoi de mieux que de reprendre le chemin des salles avec un feel-good movie ? The Peanut Butter Falcon était sorti mi-mars sur les écrans suisses, juste avant la fermeture des cinémas et a donc eu le droit à une seconde vie. Pour être honnête, je n’en attendais pas grand-chose, mais j’ai finalement été très agréablement surprise par ce joli long-métrage. Situé en Caroline du Nord, le film raconte l’incroyable épopée de Tyler, un pécheur un peu voyou, et de Zak, un homme atteint du syndrome de Down qui s’est échappé du foyer où il était interné. Les deux comparses vont s’embarquer dans un voyage vers le sud des Etats-Unis pour se rendre dans une école de catch que rêve de fréquenter Zak pour devenir catcheur professionnel.

Le pitch de départ a certes l’air tiré par les cheveux, mais le résultat final s’avère vraiment réussi, en particulier grâce à la bonne dynamique et l’alchimie du duo principal porté par Shia LaBeouf et Zack Gottsagen. On suit avec intérêt les aventures, parfois improbables, de ces deux hommes qui cherchent à fuir leur vie quotidienne pour diverses raisons. L’amitié sincère et bienveillante qui va découler de leur périple a quelque chose de chaleureux et nous donne instantanément le sourire aux lèvres. Le film n’échappe toutefois pas à quelques facilités scénaristiques touchant à la réalisation même du voyage, mais peu importe : on apprécie la spontanéité des personnages et l’optimisme du message véhiculé. De la même manière, Eleanor, la tutrice de Zak incarné par Dakota Johnson, ne bénéficie pas non plus de la meilleure écriture possible, mais elle amène une petite touche de fraîcheur bienvenue.

Et peut-être est-ce l’effet post-confinement, mais les paysages traversés par Tyler et Zak permettent de s’évader pendant 1h30. L’ambiance rappelle un peu celle du bayou avec ces tons jaunes-verts où la poussière se mêle à l’atmosphère humide des cours d’eau traversés par les personnages. Comme la durée du film est relativement courte, les scènes s’enchaînent également à un rythme plutôt soutenu, évitant ainsi toute forme d’ennui. Quant à la réalisation du duo Tyler Nilson et Michael Schwartz, dont c’est le premier film de fiction, elle se fait assez discrète et laisse surtout la place aux acteurs et aux décors naturels.

Solaire et positif, The Peanut Butter Falcon (il faut voir le film pour comprendre ce titre si étrange !) est peut-être le film idéal à voir après des mois de confinement. Belle surprise !

 

+ : l’alchimie entre Shia LaBeouf et Zack Gottsagen

– : quelques grosses ficelles scénaristiques

LA scène : l’explication du titre

  • Note : 4 / 5

 

La bande-annonce :

 

 

2 commentaires

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